Tout comme sa voisine d’Aït Yahia Moussa, la commune de M’kira est l’une des plus pauvres de la wilaya de Tizi Ouzou.
Pour cette année, pas moins de huit cents familles démunies et nécessiteuses ont été recensées par l’APC en collaboration avec les comités de villages en vue de bénéficier du couffin de Ramadhan.
“La wilaya a mis à notre disposition deux cents quarante quatre colis et la DAS nous a offert quarante quatre autres. C’est insuffisant pour satisfaire les huit cents familles qui attendent cette solidarité”, nous a fait savoir le maire de cette municipalité. Avant de nous apprendre que des démarches sont entreprises en direction des commerçants et des bienfaiteurs afin de combler ce manque.
“Il ne suffit pas de donner à tous la moitié de ce qui est prévu. Ce n’est pas une solution. Il faudrait quand même remettre à une famille de contenu d’un colis complet c’est-à-dire de la semoule, des légumes secs, des pâtes alimentaires, du concentré de tomate, de l’huile, du café et du sucre”, estime un agent de la mairie. D’ailleurs, c’est pour cela que les élus de cette APC ont pris cette initiative de collecter d’autres dons en mesure de répondre à la forte demande. “Nous savons que les âmes charitables de M’kira ou d’ailleurs vont aider ces familles. Pour le moment, cette tâche se poursuit avant de passer à la distribution”, a conclu notre interlocuteur.
En définitive, bien que ces familles aient besoin de manger toute l’année, on ne pense à elle qu’en cette période précise de l’année (mois de carême) comme si elles devaient jeûner onze mois sur douze.
Amar Ouramdane
