Le collège chahid Meddour Rabah de Tafoughalt dans la commune d’Aït Yahia Moussa est l’un des premiers collèges réalisés dans un village. Inauguré en 1987, cet établissement scolaire a fonctionné sans cantine. Pourtant, les élèves habitent à plus de trois kilomètres et plus pour certains. « Nous avons souffert longtemps. Pour nous restaurer, on se contente d’un repas froid : fromage, pain et limonades », nous a dit un enseignant qui vient de Draâ El Mizan. « Tous les collégiens qui y avaient étudié n’avaient pas bénéficié de repas. Nous avons fait des démarches, mais le projet n’a pas été accordé pour cette école », nous a déclaré un parent d’élève. Heureusement, en 2006, une cantine de deux cent rations a été acceptée par la Direction de l’éducation au comité de village Tadukli. « Nous avons convaincu les responsables de l’inspection académique », nous fait savoir le président du comité.
Certes, il y a eu un retard dans son lancement, mais finalement une entreprise a été retenue. « Les terrassements sont lancés. Mais, il faut que l’entreprise fasse vite pour réaliser le mur de soutènement, sinon l’accès au collège pourrait être obstrué », nous a ajouté une source proche de l’établissement. Quant aux délais, on croit savoir que ce projet ne doit pas dépasser sept mois, selon le cahier des charges. Aussi bien les parents que les élèves attendent que ce projet arrive à terme dans les délais.
Une autre cantine est attendue au niveau de l’école primaire d’Ath Salem. « Nous avons fait un choix de terrain et nous avons demandé l’inscription d’une cantine pour cette école. Maintenant, c’est devenu une nécessité quand on sait qu’elle offre des repas équilibrés aux enfants », nous a annoncé le maire de cette commune.
D’ailleurs, on ne construit plus d’écoles sans cantine. A Aït Yahia Moussa le nombre de cantines est en nette progression.
Amar Ouramdane
