Les cours ont été séchés au lycée mixte de la ville d’Amizour suite à la grève illimitée déclenchée depuis mardi par l’ensemble des enseignants de cet établissement secondaire, considéré comme abandonné par les pouvoirs publics. Une multitude de problèmes que vivent ces enseignants grévistes depuis bien longtemps est à l’origine de ce débrayage que l’on veut un SOS aux responsables du secteur de l’éducation pour intervenir et mettre un terme à une situation invivable aux conséquences fâcheuses sur l’activité pédagogique et la rentabilité de l’élève.
Des classes surchargées jusqu’à l’étouffement et un emploi du temps marathon ne donnant aucun répit aux lycéens font parti des problèmes soulevés dans une plate-forme revendicative du collectif enseignant qui s’insurge aussi contre la carte sanitaire “établie sans considération de l’effectif global des élèves”.
L’on demande aussi de réhabiliter le respect des conseils de classes, de songer à la stabilité de l’établissement sujet à des changements annuels des directeurs, au renforcement du personnel d’encadrement, à savoir un poste de censeur et un autre de surveillant général. Les grévistes s’inquiètent par ailleurs de la défection et du manque de sécurité au niveau de la salle de sport et du stade du lycée, comme ils soulèvent la nécessité d’ouverture d’un second laboratoire en technologie et informatique.
Pour plus de considération à cet établissement en manque de commodités, les enseignants mécontents exigent la venue d’une commission d’enquête de la DE pour établir un constat réel de la situation qui laisse à désirer. Toutefois, ils n’abdiqueront pas avant que leurs doléances ne connaissent une suite favorable.
Nadir Touati
