Tout comme chaque année, à cette période précise de l’année, l’heure est au paiement de la prime de scolarité aux enfants issus des familles victimes du terrorisme, démunies et des nécessiteuses, instituée depuis maintenant neuf ans, par le président Abdelaziz Bouteflika. Avant de donner le nombre d’élèves bénéficiaires, il est peut-être utile de rappeler que depuis l’an dernier, cette prime est passée à trois mille dinars par enfant scolarisé. A Draâ El Mizan, l’opération est lancée. Dans chaque établissement, les listes des bénéficiaires sont affichées et le règlement par les économes est en cours. Sur un total de vingt deux mille inscrits dans les écoles primaires, dans les collèges et dans les lycées de toute la daïra qui compte quatre communes à savoir Draâ El Mizan, Aït Yahia Moussa, Aïn Zaouia et Frikat, cette prime est accordée à neuf mille neuf cents élèves avec un montant de vingt neuf millions et sept cents mille dinars. Certes, cette somme est importante, mais on peut dire qu’elle reste toujours insuffisante, car des parents d’élèves se sentent lésés. Mais, pour cette année, selon une source proche de ce dossier, l’obligation faite aux parents de signer une déclaration sur l’honneur faisant foi qu’ils n’ont aucune rente, a dissuadé ceux qui par le passé, profitaient de cette décision afin de bénéficier de cette prime en privant peut-être les plus démunis. Car, combien de fois, avons-nous vu des parents possédant par exemple des terres agricoles où des rentes (pensions versées de l’étranger) faire la chaîne devant les établissements scolaires pour recevoir cet agent. Si cette prime soulage les familles qui sont dans le besoin, la manière de la leur faire payer doit être revue. « Pourquoi ne paie-t-on pas les bénéficiaires directement par mandats ? Ou trouver un autre moyen pour réaliser cette opération car vous avez normalement constaté ces files d’attente qui se forment devant les collèges et les lycées », nous a fait remarquer cet économe. Pour ce dernier, le paiement de cette prime dans les établissements scolaires, les gêne énormément dans l’accomplissement de leur mission journalière. « On est dépassé surtout qu’on est au début de l’année parce que nous avons d’autres chats à fouetter », a conclu notre interlocuteur.
Amar Ouramdane
