Une anarchie qui coûte très cher

La commune des Ouadhias, sise à plus de 30 kilomètres de la wilaya de Tizi Ouzou, fait face au sous-développement et au manque d’infrastructures de base qui permettent aux citoyens d’améliorer leurs cadre de vie.

En effet, l’inexistence de projets qui permettent de développer le domaine agricole et l’élevage, tels l’arboriculture, en particulier l’oliveraie, les opérations de dons de plants de taille, la régénération des vieux arbres, la replantation des surfaces incendiées, et l’absence d’encouragement pour les petits éleveurs avicoles (poulet de chair) laisse l’agriculteur à la traîne. D’autres manques méritent d’être signalés en matière d’équipement en eau potable, malgré le renforcement en AEP du chef-lieu par la construction d’un réservoir de 1000 m3. Avec une station de renforcement et l’adduction en AEP du village de Taguemout El Djedid à partir des Ouadhias qui est actuellement en cours de réalisation, « c’est insuffisant » jugent les citoyens de la localité. L’ADE chargée de la gestion des réseaux de distribution du chef-lieu se trouve dépassée, car le réseau ne répond pas aux besoins et aux exigences de la population, pis encore, malgré la disponibilité de la ressource au niveau des forages de Takhoukht où 4 puits sont mis en exploitation. Celle-ci continue de travailler avec des moyens archaïques et géré, au jour le jour, avec des perturbations quasi permanentes surtout en période de chaleur où les besoins se font le plus sentir causant un désagrément aux citoyens « Il faut revoir tous les réseaux de distribution du chef-lieu. Car, ce sont des conduites vétustes en amiante et en ciment, avec tous les dangers qu’elles représentent pour la santé de notre population » dira Dda Ali, citoyen de la localité.

Par ailleurs, l’état dans lequel se trouvent les routes de quelques quartiers est à déplorer, en l’occurrence celle, de la rue Bibane et également la route reliant le chef-lieu vers le village de Tagumount El Djedid, elles sont dans un état de dégradation très avancé, en raison de leur non bitumage.

Mouloud Zerbout