Alarmant est l’état où se trouve l’environnement dans la municipalité d’Oued Ghir, située, pourtant, a quelques encablures du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa.
Le triste paysage ne manque pas d’agacer les yeux : Des bouteilles et sachets en plastique jonchant par terre, en passant par les cannettes d’aluminium et bouteilles en verre, aux gobelets et résidus alimentaires, la nature donne l’image d’un véritable dépotoir. Même les oliviers, héritage des ancêtres et qui font l’ornement de la région, essentiellement agricole, ne sont pas épargnés. En effet, les buveurs de liqueurs fortes qui, n’ont trouvé d’endroit idéal pour s’adonner à leur vice favori que de le faire sous des oliviers, laissant tous les déchets sur les lieux après que l’on s’est enivré ! Et cela sans se soucier de personne. C’est ainsi que les propriétaires de ces oliviers souffrent le calvaire pour les nettoyer à chaque fois que la récolte des olives approche. Cette situation est inquiétante d’autant plus que des spécialistes reconnaissent, unanimement, que la durée de vie de ces déchets, non biodégradable, est très longue. A titre d’exemple, les matières plastiques (bouteilles, sacs et gobelets) peuvent résister 1000 ans. Quant aux cannettes d’aluminium celles-ci ont une longévité de vie de 100 à 500 ans. En outre, les bouteilles en verre, jugées plus dangereuses, peuvent atteindre 4000 ans. C’est pour cela qu’une compagne de sensibilisation est urgente afin d’amener les citoyens à changer leurs comportements nuisibles, et pourquoi pas réfléchir sur une législation qui punira de telles agressions contre l’environnement. Aux pouvoirs publics d’agir !
Boualem Slimani
