Depuis le décret exécutif n°7-140 portant création, organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers et établissements publics de santé de proximité paru dans le journal officiel du 19 mai 2007, plusieurs polycliniques ont vu le jour.
Dans ce cadre, la polyclinique de Sidi Aïch a ouvert en octobre 2007, dans une bâtisse datant de l’ère coloniale et située dans un endroit peu opportun du moment que, la concentration de la population est localisée au quartier de la Mission à Timezghra.
Cette dernière reste séparée de la polyclinique par l’ancien pont qui se trouve dans un état de dégradation où le pire reste à craindre, surtout en cette période hivernale, où le niveau d’eau monte dangereusement et menace à tout moment de couper cette région du reste de la commune. « Comment, en cas d’urgence, et notamment face aux intempéries ou à un tremblement de terre peut-on rejoindre le quartier de Timzeghra alors que ce pont fébrile reste le principal canal de transit », s’interroge un citoyen. Et pour cause, avec les dernières pluies qui se sont abattues sur l’Est du pays, la rivière de la Soummam a débordé de son lit en seulement dix minutes de précipitations et qui a vu la population retenir son souffle ayant encore en mémoire les dégâts de l’hiver 2001. Et cela, depuis ces dernières années, où cet oued n’a jamais cessé d’inquiéter la population sans qu’aucune mesure ne soit prise.
Parti de rien, le personnel dirigeant et soignant de l’EPSP de Sidi Aïch ont réussi, avec la volonté et la bonne gestion, malgré le manque de certains équipements et matériaux. Cette polyclinique reste dépourvue en laboratoires, ambulances et radiologies. Faut-il rappeler que l’EPSP de Sidi Aïch a, à son actif, sept polycliniques, en l’occurrence Timezrit, Chemini, El Flay, Akfadou, Tibane, Tinebdar et Sidi Ayad. Mais ces dernières restent dépourvues de moyens humains et matériels où les patients peinent à trouver des soins et soignants. A cela, viennent s’ajouter des heures de travail restreintes car le service n’est plus assuré à partir de 16 h, de même pour le vendredi après-midi et la journée du samedi. « Comme si on pouvait se fixer le moment de tomber malade ! », ironise un citoyen. Un désagrément pour les habitants des communes distantes du chef-lieu de daïra de Sidi Aïch.
Pis, certaines de ces annexes, notamment celles de Sidi Aïch se voient envahies dans ses alentours de déchets sauvages, une situation qui perdure depuis l’air du temps ! Alors que pour d’autres, le chemin menant à destination reste difficile à trouver vu l’absence de panneaux de signalisation. A noter enfin, que l’EPSP de Sidi Aïch a établi un programme pour une campagne de sensibilisation pourtant sur les mesures préventives et les règles d’hygiènes dans le cadre de la prévention contre la grippe A, et plusieurs institutions publiques sont concernées, à l’instar du CFPA, daïra, établissements scolaires (la tâche est attribuée au médecin scolaire) mais aussi la Protection civile, la police… etc.
De même, l’EPSP de Sidi Aïch vient de se doter de matériels performants à l’instar des appareils de nettoyage, d’une soudeuse et de solutions hydro-alcooliques, pour le personnel et cela,pour une meilleure protection sanitaire et une hygiène maximale.
Dans l’attente d’un loca,l digne de ce nom, le personnel soignant et les habitants de la région de Sidi Aïch prennent leur mal en patience, chose pas évidente.
Souad B.
