Les transporteurs de voyageurs comptent observer une autre journée de protestation suivie d’une journée de débrayage le début du mois prochain. Selon la déclaration de l’Union nationale des transporteurs, cette décision sera maintenue cette fois-ci si leurs revendications ne sont pas prises en charge par le ministère des Transports. La grève à laquelle les transporteurs ont appellé sera observée le 1er novembre prochain, à travers toutes les wilayas. Pour rappel, la journée de protestation observée le début du mois en cours s’est localisée dans les quatre wilayas du Centre, Alger, Boumerdès, Blida et Tipasa. À travers l’action, l’ONTA compte crier pour la seconde fois son ras-le-bol et dénoncer les conditions intenables auxquelles les transporteurs sont confrontés. Hormis ces revendications, leur requête tourne autour de la gestion du secteur. Les nouvelles lignes attribuées précédemment ont fait l’objet de leur protestation. “Elles ont été distribuées anarchiquement. Les nouvelles lignes ont été rajoutées à celles qui se trouvent déjà saturées, alors que d’autres destinations souffrent toujours d’un manque énorme de bus.” Pour cela, l’Union des transporteurs demande aussi le gel de tous les nouveaux permis attribués surtout pour les lignes saturées et le renouvellement des plans de transport au niveaux national, régional ou local, et ce, en coordination avec le décret exécutif 416/04 publié le 20 décembre 2004. D’autres circulaires font ainsi l’objet de leur colère. L’organisation de ces transporteurs évoque entre autres, quelques notes ministérielles dont leur application est en contradiction avec les lois en vigueur. » Ces notes ne permettront pas la réalisation des objectifs justement annoncés par le ministère des Transports”, a souligné l’organisation des transporteurs. Et d’ajouter : “L’application de ladite circulaire hors du contexte des disposition décrétées par la loi, ne fera que compliquer la situation et au détriment de l’intérêt public.” L’ouverture à l’investissement du transport, suggèrent les transporteurs, ne suffit pas à régler les problèmes auxquels le secteur est confronté. De leur point de vue, cette amélioration vient dans un cadre bien organisé en termes d’avantage et de qualité de service. “L’absence de coordination a suscité un retard énorme pour l’amélioration du secteur”, déplore l’organisation. L’investissement dans le secteur a été soulevé par la même organisation. Cette dernière a fait savoir que des milliers de dossiers ont été qualifies d’“irrecevable” par l’Ansej, la Cnan et l’Andi. Le motif des refus, estime l’Union des transporteurs, est dû ainsi à l’absence de coordination. C’est ce qui a aggravé la situation qui est loin de pouvoir connaître son épilogue. Outre les applications des lois, les transporteurs espèrent qu’un dialogue constructif et responsable sera engagé avec le ministère afin de trouver un terrain d’entente.
Akli Slimani
