Journée de recueillement et de commémoration à Aïn Zaouia

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Le troisième anniversaire de l’assassinat de Rabah Aïssat a été commémoré hier dans la commune de Aïn Zaouia en présence du premier secrétaire national du FFS, Karim Tabbou, des cadres du parti et de la famille du défunt. La cérémonie de recueillement sur la tombe de Rabah Aïssat, dont le parcours politique au sein du plus vieux parti de l’opposition est exemplaire de l’avis de tout ceux qui l’ont connu, a eu lieu dans la matinée au cimetière de Aïn Zaouia-village. Une foule nombreuse a accompagné la délégation du FFS au moment du dépôt de la gerbe de fleurs, suivi par l’observation d’une minute de silence et la lecture de la Fatiha à la mémoire de celui qui a consacré la moitié de sa vie au service de son pays en tant qu’enseignant dans le secondaire, en tant que proviseur avant de briguer successivement un mandat en tant que maire à Aïn Zaouia, puis deux autres à la tête de l’APW de Tizi Ouzou.

Son assassinat le 12 octobre 2006, alors qu’il partageait des moments de convivialité avec ses amis dans un café à Aïn Zaouia a suscité la stupeur au-delà de sa région. En évoquant cet homme humble et plein de générosité, les intervenants à la cérémonie de recueillement, à commencer par le premier responsable de la section locale du FFS et du président de l’APC, ont considéré que “la disparition de Rabah Aissat est une perte non seulement pour le FFS mais pour tout ceux qui sont attachés à leur pays”. Le premier secrétaire fédéral, dans une courte allocution, a affirmé qu’“en assassinant Rabah Aissat, les forces du mal ont voulu s’en prendre à un homme intègre et exemplaire. Sa mémoire devra être entretenue pour qu’on puisse à l’avenir prendre exemple du combat qu’il a mené non seulement en tant que militant mais aussi en tant que responsable sachant où se situe l’intérêt de son pays”.

Quant au premier responsable de la direction du FFS, Karim Tabbou, il a mis l’accent sur le devoir de vérité sur l’assassinat de Rabah Aïssat en évoquant en substance “l’instruction bâclée sur les circonstances de son assassinat, ce qui a donné un procès vidé de sa dimension politique”, car, estime-t-il, “il s’agit d’un assassinat politique dans une période où la région était en perte de repères”. En parlant de l’homme, le premier secrétaire du FFS a rappelé à l’assistance les actions symboliques qu’a menées Rabah Aïssat, ce qui fait que “ce troisième anniversaire est un moment d’évocation qui fait appel à sa mémoire, à ses sentiments et à sa conscience”, ajoute-t-il à l’adresse des présents. Le moment fort de cette commémoration est sans doute cette prise de parole de Noureddine, fils du défunt, où il a parlé de son père en disant : “Il était pour nous un père, un ami et un guide pour toute la famille. Sa perte nous a touchés certes, mais elle doit nous inspirer à suivre ce qu’était sa ligne de conduite”.

M. Haddadi

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