Les membres de cette section syndicale, qui disent avoir tenu une réunion le 30 septembre dernier, soutiennent en effet que rien n’a été fait concernant les revendications des travailleurs du secteur à Tizi Ouzou. « Les revendications des travailleurs, énumérées dans la plate-forme, n’ont jamais été concrétisées malgré les deux où trois réunions de travail, que les membres de la coordination ont arrachées de la directrice de la wilaya pour solutionner certains problèmes », peut-on lire en effet dans la déclaration longue de trois feuillets. Les redacteurs de ce document n’ont pas ménagé la première responsable de la formation professionnelle à Tizi-Ouzou qu’ils accusent d’être le mal du secteur. « Cette directrice n’a pas cessé de manœuvrer, parfois en proposant des demi-mesures sans réel impact sur le terrain, souvent en faisant des promesses qu’elle ne tient pas », disent-ils en effet. Plus loin, la coordination syndicale accusera la même directrice de « n’avoir pris aucune mesure à l’encontre de certains directeurs d’établissement devenus de véritable pachas ». Plus grave encore, la section syndicale (UGTA) parle dans sa déclaration de « certaines personnes auto-proclamées représentant des travailleurs qui bénéficient de toutes les largesses et autres facilités à des fins inavouées et ce au mépris de la réglementation et de l’administration centrale ». Par ailleurs, la coordination a énuméré quelques points qui restent suspendus pour illustrer « la fuite en avant », dont fait preuve, selon elle, la directrice de la formation professionnelle à Tizi-Ouzou. Elle parle notamment du dossier des indus-occupants des 15 logement de l’INSFP de Oued Aïssi, des 4 logements du CFPA de Draâ El Mizan, des logements, dont les travaux ont été lancés, toujours selon la déclaration, il y a 15 ans à Aïn El Hammam, de la gestion des œuvres sociales… entre autres. Aussi, la coordination syndicale réitère ses principales revendications à l’image de la réactivation effective et non formelle de tous les organes de dialogue et de concertation, de la gestion transparente des œuvres sociales, de la révision de certaines dispositions du statut particulier… Les délégués des travailleurs du secteur de la formation professionnelle demandent à ce que ces revendications soient prises en charge « dans un délai raisonnable ». Autrement dit, un ultimatum qui ne dit pas son nom est lancé à la direction. Un mouvement de protestation n’est donc pas à écarter dès la reprise du travail, une reprise qui ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices. Notons que le secteur de la formation professionnelle a enregistré en prévision de l’année 2009/2010 l’inscription de 5 000 nouveaux stagiaires. Le nombre total d’élèves attendus pour cette nouvelle rentrée est de 16 000. Quatre nouvelles spécialités font leur apparition dans le secteur à Tizi-Ouzou dès cette année.
Il s’agit du traitement des eaux, de la maintenance audiovisuelle, des métiers du platre et de l’environnement.
M. O. B.
