Ras-le-bol des élèves

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La situation s’enlise au lycée Fatma-N’Soumer d’Amizour suite à une situation qualifiée par les élèves de cet établissement d’“insoutenable” lesquels sont rentrés dans un mouvement de grève depuis lundi passé, pour dénoncer les conditions “déplorables” de leur scolarité.

Dans une requête qui nous a été transmise, les grévistes, tout en rappelant des perturbations ayant entaché la rentrée scolaire de cette année au niveau de ce lycée qui a été retardée de 4 jours selon l’écrit soulèvent au sommaire le manque de moyens scolaires élémentaires après cinq semaines de la rentrée.

Il s’agit notamment de livres scolaires, de tables et de chaises qui font défaut, sans omettre de souligner qu’outre les classe débordées pour atteindre 45 élèves voire 50. Les contestataires ajoutent à cela le surplus de classes et la programmation des matières scientifiques à des heures tardives de la journée.

Notons que cet établissement est doté d’un régime internat pour les filles des localités rurales, quant aux auteurs de la requête, eux, parlent d’une situation infernale que vivent ces pensionnaires, alors qu’une “élève d’une localité lointaine s’est vue refusé carrément l’internat sans aucune justification”, martèlent les élèves mécontents. Ces lycéens grévistes sont allés jusqu’à parler de harcèlement verbal à leur encontre, avec ces menaces d’utiliser la force ou de faire appel à la force publique, une manière de semer la terreur et la peur dans cet établissement que ces lycéens comparent à un pénitencier.

Ajouter à ce mal-être des scolarisés, l’on revendique aussi d’assurer la demi-pension afin d’éviter une double navette à ceux qui habitent loin du lycée.

Les grévistes se disent aussi solidaires avec les 22 élèves ayant refait l’année suite à des zéro qui leur sont infligés par leur professeur d’anglais durant l’année scolaire écoulée. (Nous y reviendrons deux nos prochaines éditions).

L’on a appris par ailleurs qu’une rencontre a eu lieu au sein de l’établissement paralysé par le débrayage entre un responsable de la DE et les contestataires, mais force est de constater que les lycéens ne sont prêts à décolérer et continuent dans leur action et disent être le seul recours pour mettre fin à une situation insoutenable qui règne au sein du lycée Fatma-N’Soumer.

Nadir Touati

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