Le bureau de poste subit de plein fouet la demande d’Akbou

Le bureau de poste d’Ighram, chef-lieu de commune, distant de deux kilomètres de la ville d’Akbou, est de plus en plus dans l’incapacité de satisfaire toute la demande qu’il reçoit. Pourtant, il y a quelques mois, il réussissait si bien que les citoyens affichaient ouvertement leur satisfaction. La cause de la dégradation de la qualité des prestations de cet office réside dans l’augmentation de la demande consécutive à la surcharge des deux bureaux et de l’agence centrale se trouvant à Akbou où, comme tout le monde le sait, les chaînes qui se forment sont interminables. Aussi, pour gagner du temps et éviter des désagréments, les clients se déplacent à Ighram pour retirer de l’argent ou envoyer du courrier. On rencontre des citoyens de toutes les localités de la région. Malheureusement, les moyens humains et matériels pour faire face à ce flux de clients ne sont pas mobilisés. Côté moyen humain, le seul agent que compte ce bureau doit pouvoir être au four et au moulin en même temps. En effet, il s’occupe à la fois des allocations AFS, des retraites, du courrier, de la vente des timbres et des retraits d’argent des clients de la Poste. Côté moyen matériel, il dispose d’une visionneuse qui date probablement de la première génération mais qui est souvent en dérangement. Aussi, des files humaines se forment tout au long de la journée. Qu’un bureau situé dans la périphérie de la ville d’Akbou devienne la destination privilégiée d’un grand nombre de citoyens, la chose est à encourager ne serait-ce que pour désengorger les bureaux se trouvant à Akbou et promouvoir le village d’Ighram au rang de centre urbain, ce phénomène est une contagion et une généralisation de la médiocrité des services de la poste, chose inacceptable. Les responsables, faute de pouvoir améliorer les prestations au niveau de la ville d’Akbou, se doivent d’accompagner cet engouement par des mesures adéquates afin d’améliorer les presrtations de services et satisfaire les citoyens.

B. Sadi