500 millions de dollars à rembourser

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La dette extérieure publique algérienne a encore baissée pour cette année. Le montant reste à rembourser s’élève actuellement à 500 millions de dollars, après avoir été à 600 millions de dollars l’année dernière. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Finances, Karim Djoudi, lors d’une séance plénière à l’Assemblé populaire nationale. L’autre montant, celui de la dette intérieure publique a été ainsi dévoilée par le même responsable lors de la même séance. Cette dernière est établie à 750 milliards de dinars. Cette réduction, explique le responsable, est à moins de 1% par rapport au produit intérieur brut (PIB). « Nous avons réduit fortement notre dette publique à moins de 1% par rapport au produit intérieur brut », a-t-il indiqué. Selon ses dires, la dette représentera désormais moins de 1% du produit intérieur brut. Le remboursement de cette dette extérieure a été pour rappel converti en titre d’investissement au profit des pays ayant accordé des crédits à l’Algérie.

Par ailleurs, le ministre des Finances prévoit un solde négatif du trésor public. Selon lui, les recettes extérieures du pays connaîtront une réduction de 50%. Cette baisse de la recette extérieure est due à la baisse des recettes pétrolières. Le ministre a ajouté qu’effectivement, la chute des cours de brut va se traduire par une baisse quasi équivalente des recettes fiscales pétrolières. Les mesures qui ont été prises dans ce sens, mentionne le responsable se traduisent aujourd’hui par un solde global du Trésor légèrement négatif. M. Djoudi a également indiqué que les réserves de change ont été consolidées. Des réserves estimées à 146 milliards de dollars, selon le dernier rapport de la Banque d’Algérie.

Malgré cette baisse, le ministre affirme qu’il est optimiste vu les résultats « positifs » enregistrés durant ces dernières années, concernant l’endettement interne et externe de l’Algérie. En consolidant les réserves de change « ce qui conforte la situation financière du pays », a-t-il dit.

Questionné par ailleurs si la dotation budgétaire de 100 milliards de DA prévu par le projet de loi de finances 2010, pour augmenter le SNMG représentait le montant définitif arrêté par le gouvernement pour couvrir ce relèvement, M. Djoudi a tenu à préciser que seule la tripartite est habilitée à décider du niveau de l’augmentation. Sur ce point, M. Djoudi a expliqué que le gouvernement a inscrit cette dotation comme une provision dans le projet de la loi de finances 2010, et non pas comme une dépense.

Cette provision peutêtre ajustée, c’est-à-dire revue à la hausse ou à la baisse, en fonction du niveau d’augmentation des salaires qui sera décidée par la tripartite. Sur un autre chapitre relatif aux critères utilisés pour établir les prix de cession des terrains et des logements de l’Etat aux particuliers, le ministre a répondu que ces prix sont définis en fonction de la réglementation en vigueur en matière de cession qui prend en considération la valeur commerciale. La valeur des terrains et des logements dépend selon l’orateur de la superficie, la vétusté et la situation, d’où la différence pratiquée dans les prix par les differrentes wilayas et parfois dans la même wilaya.

Akli Slimani

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