Pour un été sans sida

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L’association “Aids-Algérie” de lutte contre le Sida a choisi cet été d’investir la côte bougiote pour mener sa campagne d’information et de sensibilisation contre ce fléau planétaire.Cette campagne estivale enclenchée le 6 août écoulé, se poursuivra jusqu’au 15 du même mois et ciblera les plages les plus fréquentées de la wilaya telles que Tichy, Aokas, Souk El Tenine et Melbou.“Aids-Algérie”, selon son président Meklat Said interrogé par un journaliste de la chaîne II, compte toucher près de 40 000 jeunes dont la tranche d’âge est comprise entre 16 et 30 ans. Mr Meklat tout en me tant en exergue l’importance primordiale de la prophy laxie, a rappelé la lourde charge financière que représente un sidéen pour la collectivité (1 million de DA par an) pour un résultat plus qu’aléatoire.Le choix de la wilaya de Bgayet pour entreprendre cette action préventive n’est certainement pas fortuit, puisque cette région compte parmi les plus touchées par la pandémie du sida. Les statistiques recouvrent seulement les cas déclarés par le laboratoire national de référence (LNR).Le dépistage de la maladie n’étant ni systématique ni obligatoire, il y aurait donc beaucoup de porteurs sains anonymes.Pour l’ensemble des cas notifiés, la voie sexuelle constitue près des deux tiers des modes de transmission, suivie de la voie sanguine (perfusion notamment). La transmission foeto-maternelle est mise en évidence dans très peu de cas.En dépit des efforts consentis par l’Etat à travers la mise en place du processus de planification stratégique soutenu par l’ONU Sida, l’OMS et l’UNICEF et le renforcement de la surveillance épidémiologie, des spécialistes constatent que l’évolution du sida n’a connu aucun fléchissement et que surtout, l’Algérie n’est pas à l’abri d’une brusque explosion épidémique.Certains indicateurs plaident en faveur de cette hypothèse tels que la détérioration des conditions socioéconomiques avec l’avancée de la pauvreté et du chômage, le nombre croissant de naissances d’enfants hors mariage, l’absence d’éducation sanitaire et les lacunes toujours persistantes au niveau de l’hygiène hospitalière. Au niveau international “le pire est à venir” avancent certains experts, qui prédisent que le pic de l’épidémie se situera à l’horizon 2010-2015 si les efforts de la communauté internationale restent à ce niveau de mobilisation.

Nacer Maouche

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