Rassemblement des citoyens devant le siège de la daïra

Pour réclamer plus de sécurité et mettre fin au phénomène de délinquance, qui commence à prendre des proportions alarmantes, des citoyens de Barbacha ont observé hier, un sit-in devant le siège de la daïra avant de se rendre au siège de l’APC pour exposer le problème à l’exécutif communal. Dans un rapport transmis aux autorités, des représentants du mouvement associatif de la commune demandent l’intervention rapide des pouvoirs publics pour mettre un terme à l’anarchie et l’insécurité qui règnent en maîtres dans cette commune sans présence d’aucun corps de sécurité sur son territoire. Ils soulèvent aussi le problème de l’ouverture des débits de boisson alcoolisées au centre du chef-lieu qui est selon eux à l’origine de l’insécurité et des agressions à l’encontre des citoyens et plus particulièrement, la gente féminine. Une rencontre a eu lieu entre une délégation citoyenne et le chef de daïra avec lequel un PV de constat a été signé conjointement. Mais ce dernier a, selon ces délégués, renvoyé la balle au P/APC à qui incombe la responsabilité de donner suite aux doléances des citoyens. Devant le maire, les mécontents ont soulevé deux points essentiels, il s’agit de délocaliser l’arrêt de bus mitoyen de la mosquée du centre, qui est devenu un endroit de rencontre pour les délinquants qui agacent quotidiennement les fidèles et les usagers de cet abri-bus squatté et transformé en lieu de débauche, puis de procéder à la fermeture des débits de boissons alcoolisées du centre. Les contestataires n’ont pas manqué de souligner des actes de provocation à l’encontre des jeunes filles et des agressions, dont la dernière en date est celle du jeudi passé suite à une altercation entre un fidèle et deux jeunes en état d’ivresse devant l’entrée de la mosquée. Ils exigent aujourd’hui le respect du lieu de culte, et le « nettoyage » de leur commune de ces buvettes, surtout que le minimum de sécurité n’est pas assuré. Ils ont fait savoir au premier magistrat de la municipalité qu’ils donneront un ultimatum de 8 jours pour donner une suite favorable à leurs revendications, avant qu’ils agissent eux même. Après un débat chaud entre les membres de l’exécutif, dont le maire et les citoyens, il a été retenu que l’abri-bus jouxtant la mosquée sera délocalisé, quant à la question des vendeurs de boissons alcoolisées, une requête sera adressée au wali, seul habilité à trancher sur le sujet.

Nadir Touati