Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a décidé, mercredi dernier lors d’une réunion du conseil national qui s’est tenu à l’hôtel Lalla-Khedidja à Tizi-Ouzou, de réinvestir le terrain de la protestation. L’unique et seule alternative qui leur reste pour faire valoir leur plateforme de revendications, après épuisement de toutes les voies de négociations. Après avoir évalué les démarches entreprises par cette entité syndicale depuis près de deux ans pour faire aboutir leurs doléances, les participants à cet réunion des praticiens de la santé publique ont été tous unanimes à déplorer la non-prise en charge de leurs doléances par les autorités concernées. Le premier levier important négligé par les autorités, c’est bien le statut particulier dont « un avant-projet a été remis à une commission mixte depuis deux ans et qui n’arrive toujours pas à voir le jour », dira le président du Snpsp.
Les syndicalistes se disent à cet effet, étonnés vis-à-vis de la no-promulgation de leur statut particulier. « Si tous les présents à cette rencontre étaient d’accord pour renouer avec la protesta, il fallait s’entendre sur les modalités de cette dernière », poursuit encore la même source. Les praticiens de la santé publique déplorent en outre, le fait que les primes et les indemnités sont calculées sur la base de l’ancien salaire de base. En marge des travaux du conseil, il a été décidé de déposer un préavis de grève dans une quinzaine de jours pour des grèves de trois jours cycliques chaque mois, qui seront ponctuées par des rassemblements devant les directions des wilayas de la santé et de la population. Il y a lieu de rappeler que le Snpsp a enclenché entre février et mars passés une grève illimitée qui a duré 28 jours avant que des négociations ne soient engagées, entre ledit syndicat et le ministère de la Santé. La doléance principale du cette organisation syndicale réside dans la reconnaissance de leur syndicat en tant que partenaire social à part entière.
Ils réclament également l’ouverture immédiate des négociations sur le régime indemnitaire, et la promulgation du statut particulier de la profession.
Lemya Ouchenir
