Les deux communes (Souk El Tenine et Maâtkas), composant cette daïra continuent de vivre à longueur d’année, un casse-tête qui semble s’éterniser et met les élus locaux dans une situation insoutenable et ce, depuis la fermeture de la décharge de Souk El Tenine.
Il est vrai que ladite décharge a causé des dégâts réels à l’environnement mais depuis, aucune assiette n’a pu faire l’unanimité pour accueillir les détritus de la localité.
Si pour Souk El Tenine, le problème ne se pose pas immédiatement, puisque Draâ Ben Khedda accepte pour le moment de recevoir les déchets ménagers de la municipalité contre une certaine rétribution annuelle ; à Maâtkas, c’est toute une autre histoire car Boghni a signifié aux autorités locales une fin de non-recevoir définitive. Les élus locaux, à leur tête le P/APC, ont remué ciel et terre pour trouver une solution, même provisoire, mais en vain. Aucune décharge et aucun centre d’enfouissement ne veut recevoir les ordures ménagères maâtkis, même pour quelques temps, en attendant de trouver une assiette dans la région. Il faut dire qu’à chaque tentative pour le choix d’une parcelle foncière, les riverains s’y opposent fermement, ce qui a contraint l’exécutif communal à arrêter la collecte des détritus en attendant de trouver une sortie.
Aux dernières nouvelles, il était question de réaliser un CET à Amjoudh, seulement les citoyens les services des forêts et de l’environnement se sont opposés et refusent de donner l’autorisation de lancer ce projet.
Ce blocage a généré du coup, l’apparition de décharges sauvages et l’entassement des ordures surtout dans les écoles de la localité, ce qui peut à tout moment créer de très mauvaises surprises et plonger la région dans un chaos qui fera beaucoup de malheureux. Tout cela pour souligner l’urgence de trouver une solution à cette fâcheuse situation. Joint par téléphone, M. Zalouk, le P/APC, notera : « Nous avons fait des pieds et des mains pour trouver une solution, hélas toutes les portes demeurent fermées, chose qui nous a contraint à ne plus collecter les détritus. Nous avons réuni les comités de village et nous leur avons fait part de cette malencontreuse situation.
De toutes les manières, nous n’allons pas baisser les bras et nous allons faire de notre mieux pour assurer le ramassage des déchets ménagers, mais en attendant, les citoyens doivent s’occuper de leurs rejets ménagers ».
Maâtkas, à l’instar de toutes les régions de Kabylie, connaît un manque criant de foncier, ce qui gêne et empêche son développement ; les citoyens réclament plus d’infrastructures, plus de logements et plus de commodités (décharges, routes, pistes) sans pour autant faire des efforts de leur part, pour céder quelques espaces à même d’accueillir ces projets, et cela ne doit pas endommager les constructions légales en brandissant à chaque fois ce prétexte d’indisponibilité de foncier étatique, au contraire, il faut redoubler d’efforts et encourager le privé à participer au développement de la région en mettant les mécanismes nécessaires telles des indemnisations alléchantes, seule mesure susceptible de changer les mentalités pour relancer le développement dans la région.
H. T.
