Des démarches pour relancer la stèle Matoub Lounès

Si au lendemain de son assassinat, des stèles un peu partout en Kabylie étaient érigées à sa mémoire, il s’agit bien sûr de Lounès Matoub.

Aujourd’hui, onze ans après sa disparition certaines d’entre elles, sont soit à l’abandon soit abîmées. Le cas de celle de Boufhaïma à la sortie de Draâ El Mizan sur la RN68 illustre bel et bien ce fait. Depuis que des inconnus s’étaient attaqués à son portrait, elle est à l’abandon. Ces comportements indignes révoltent plus d’un. Dalil Makhloufi, président de l’association Tagmats de Lyon, fait le tour de la région pour trouver un moyen de les restaurer ou encore de lancer d’autres afin de pérenniser le combat du Rebelle et rester un exemple pour les générations futures.

« Pour celle érigée au lieudit, « Alqahwa n’Sevth à Tizi Gheniff qui n’attend que le portrait de Matoub, il semblerait que le problème réside dans le lieu. On nous a dit que le terrain a été vendu à une personne privée. Avec l’association qui a pris en charge la réalisation de cette stèle, nous nous concertons afin de trouver un terrain d’entente et relancer cette stèle », nous a confié le président de Tagmats.

Alors pour celle de Boufhaïma, c’est un autre problème. « Là aussi, les jeunes doivent être sensibilisés afin d’y placer un autre portrait de Lounès et la clôturer. Nous sommes disponibles à les aider », a ajouté notre interlocuteur. Il faut rappeler que celle de Draâ El Mizan a été restaurée et Matoub sur les deux faces trône sur cet endroit. M. Dalil Makhloufi a enchaîné que des efforts seront déployés pour concrétiser la stèle prévue à Frikat. « Pour cette stèle, le terrain existe. On doit seulement trouver les voies et moyens pour la lancer. Elle comportera les portraits d’autres personnalités de la région, tel Slimane Azem », a conclu notre interlocuteur.

Pour ce dernier, les jeunes ont un rôle à jouer pour que des artistes et des militants de cette trempe ne seront pas oubliés.

A. O.