Quand le bâtiment ne va pas…

Ces professionnels du bâtiment rappellent la pression subie de la part de l’administration pour l’achèvement des chantiers à temps durant la période de réalisation du plan de développement quinquennal écoulé. Ceci malgré les multiples obstacles venant de cette même administration et la rareté cyclique des matériaux de construction de base. Ils ajoutent que malgré cela, ils sont fiers aujourd’hui d’avoir achevé ce programme à 90%. Toutefois, selon ces derniers, l’administration n’a pas suivi et le constat est bien là. La majorité des logements achevés, livrés ou non livrés, est inoccupée pour cause de la non-réalisation des travaux de VRD primaires et secondaires lesquels sont à la charge de l’Etat. D’ailleurs, cesdits travaux sont à la phase de démarrage pour certains projets et en phase d’études pour d’autres, ce qui implique tout simplement que les retards de réalisation incombent à la seule machine bureaucratique de cette administration. Pour étayer leurs propos, les rédacteurs citent le cas des 560 logements construits à la cité Ben Saïd de Tichy prêts à la livraison mais dont les travaux VRD n’ont été entamés que depuis un semestre. Selon toujours ces derniers, tous les projet LSP, implantés à Sidi Ali Lebher, à Souk El Tenine ou Akbou sont conditionnés par les mêmes contraintes. Ils concluent en attirant l’attention du ministre sur les dispositions urgentes qui doivent être prises pour activer les projets en cours et interdire à l’avenir toute entame de travaux de construction avant l’achèvement total des travaux de réalisation des réseaux primaires et secondaires. Enormément de difficultés sont rencontrées par les entrepreneurs de la wilaya de Béjaïa alors que durant sa visite dans la région il y a plus d’une année, le ministre de l’Habitat les avait rassurés quant à la disponibilité des matériaux de construction notamment le ciment que l’Etat s’apprêtait à importer et à la prise en charge de leurs doléances afin d’achever à temps le programme présidentiel relatif à la construction d’un million de logements. Il avait même déclaré ce jour-là que ce nombre sera dépassé d’un tiers. Ce qui est sûr, c’est qu’aucun projet ne peut être réalisé à temps ou encore largement dépassé par rapport aux prévisions si tous les acteurs ne concordent pas leurs tâches et cela le ministre doit impérativement le savoir. L’administration doit être au diapason pour éviter tous ces retards traditionnels imposés par la bureaucratie. On continue à parler à Béjaïa de projets lancés et presque achevés sur la base d’une simple lettre de commande sans aucun ordre de service. Il est temps de mettre un terme à cela

A. Gana