Un énorme court-circuit

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Ces derniers jours, les habitants des villages Iazounen et Tizi Maâli vivent sous le rythme de décharges électriques qui se produisent assez fréquemment depuis plus d’un mois. Et pour preuve, les équipes Sonelgaz d’Akbou sont intervenues plus de trois fois en l’espace d’un mois au niveau du village Tizi Maâli suite à des “explosions sporadiques” observables depuis le siège de Sonelgaz d’Akbou. Mais ce qui s’est passé dans la nuit du mercredi 28 octobre à 19h 55 précisément, est hors normes. Une étincelle mobile, formidable, telle une étoile filante, a parcouru les réseaux électriques desservant les transformateurs du village Tizi Maâli et celui d’une antenne de télécommunications Algérie-Télécom se trouvant au même village au lieudit de Aguemoun, à quelque 1 000 mètres du lieu d’où est partie l’étincelle ; s’en est suivie une vibration intense et un bruit assourdissant entendu dans les deux villages et probablement dans les autres.

Si au niveau du premier transformateur, il n’y a pas eu de dommage à déplorer, au niveau du deuxième, une explosion monstre a produit une flamme éblouissante mesurant quelque deux (2) mètres de long, semblable au flash des photographes.

La lumière occasionnée était si grande qu’elle a illuminé toute la localité, jusqu’à même les collines de montagne jouxtant les deux villages, d’un éclair brusque qui a suffisamment duré pour être nettement perceptible.

Le spectacle était grand. Une coupure d’électricité a affecté toute la commune. Cinq minutes plus tard, le courant a été rétabli, comme si de rien n’était. La nuit était calme.

Les services de Sonelgaz sont intervenus dans la matinée du 28 octobre pour réparer une panne qui a plongé dans le noir le village Iazounen dans la nuit du 27 octobre. Il s’agirait d’un mauvais contact au niveau du poteau de bifurcation du réseau haute tension. L’intensité de ces phénomènes récurrents ne laisse plus les habitants indifférents ; bien au contraire, leur intérêt va grandissant. “J’ai eu de la sueur froide. Désormais, j’éviterais au maximum de passer sous les fils et si j’y suis forcé, je ferais très attention à moi”, nous dira Dda Ali Ameziane, un quinquagénaire qui était tout près du lieu de commencement de court-circuit à l’origine de cet incident. Comme quoi, ce n’était pas un feu d’artifice, mais bel et bien un réel danger.

B. Sadi

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