L’association scientifique et culturelle « Aghbalou » est créée le 12/12/1990. Elle se compte parmi les premières associations à avoir vu le jour, au lendemain du changement politique du pays. De nos jours, contre vents et marées, elle est aussi parmi les rares organisations, à avoir résisté à l’essoufflement qu’a connu la majorité des associations. Le secret réside dans l’énergie et la volonté des animateurs de cette structure. Parmi ses principales activités, l’on compte l’art plastique, la poésie, le théâtre, la chorale et l’enseignement de tamazight. A cela, s’ajoutent d’autres activités consacrées à la gente féminine, telles que la broderie berbère et la tapisserie. Au sujet de l’enseignement de tamazight, l’association a lancé ses programmes depuis 1992. Le total des personnes formées et ayant reçu le diplôme de cette association, varie entre 1800 à 2000 diplômés. De nos jours, tamazight est toujours enseignée, et ce chapitre, est l’un des chevaux de bataille principaux de cette association. En plus des cours prodigués directement, cette association vient de lancer des cours en tamazight à distance, comme tenait à nous le dire M. Mabed Smaïl, président de l’association. La troupe de chorale de l’association, se compte parmi les plus célèbres de la Kabylie. D’ailleurs elle a pu décrocher des prix en 2001, lors du festival Taous-Amrouche à Yakouren, et lors des compétitions du Festival mondial de la jeunesse. L’association est confrontée au problème du manque de subventions. « Les quelques maigres subventions que l’Etat nous a alloués ne suffisent pas pour faire face aux besoins de notre association », nous dit le président de l’association. Entre 2001 et 2004, l’association n’a reçu que deux subventions. Ces deux aides, restent insignifiantes par rapport à la grandeur et la richesse des programmes d’actions de l’association. Pour ce faire, et en attendant plus d’égard de la part des responsables à tous les niveaux, envers cette organisation, dont le rôle est important dans la société, les animateurs de l’association sont soumis à toute une gymnastique en vue d’autofinancer leurs programmes scientifiques et culturels.
M. Hammami
