La polyclinique de Souk El Tenine reçoit chaque jour des dizaines de patients qui viennent, faut-il le signaler, de toutes les localités de la région sud de la wilaya de Tizi Ouzou, à savoir Maâtkas, Tizi n’Tleta, Beni Zmenzer en plus des souk el teninois, une population que l’on peut estimer aisément à 60 000 âmes.
Notons que cette importante infrastructure sanitaire est la seule qui existe dans la région, certes, il y a quelques unités de soins éparpillées ça et là, à travers certains villages mais ces unités ne sont même pas dotées du minimum, ce qui contraint la plupart des patients à se rendre à la seule polyclinique sise au chef-lieu de Souk El Tenine pour des services de qualité et une prise en charge meilleure. Hélas, ce n’est pas toujours le cas, car cette dernière n’est pas dotée de grands moyens et son état est peu reluisant et ce, malgré la volonté qui anime le personnel exerçant. Le service des urgences existe mais avec uniquement 3 lits et 1 barboteur à oxygène et cela est loin de répondre aux besoins des nombreux malades. Quant à la maternité qui fonctionne bon gré mal gré, elle ne répond guère à toutes les sollicitations et recourt dans plusieurs cas à l’évacuation des mamans vers Tizi Ouzou ou Boghni, vu le manque de moyens et de spécialistes. Pour rentabiliser davantage cette structure il faut entamer des travaux d’aménagement et d’entretien de la polyclinique.
Les malades n’ont pas omis d’exiger la mise en place d’une sécurité efficace pour mettre le personnel et l’infrastructure à l’abri de tout dépassement et de tout acte de vandalisme, car la menace et l’insécurité dans la localité sont de mise, vu l’absence d’une unité de gendarmerie ou de police.
Il est plus qu’urgent d’améliorer l’état des lieux dans cet établissement sanitaire et de le doter de moyens humains et matériels nécessaire mais il est aussi urgent de prévoir la construction d’un vrai hôpital qui couvrira toutes les régions suscitées et qui permettra une prise en charge convenable des nombreux patients, ce que n’ont pas oublié de rappeler les rédacteurs dans leur rapport.
H. T
