Les prix flambent

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A Souk El Tenine, l’envolée spectaculaire des produits de large consommation, à savoir les légumes secs qui constituaient dans un passé récent l’aliment de base des citoyens non parce qu’ils sont riches en protides et en glucides, mais ils étaient cédés à des prix disons raisonnables. Ce qui réconforte les petites bourses, en quête de nourriture en quantité suffisante et saine pour leur progéniture malheureusement les prix de ces produits se sont envolés sensiblement pour atteindre des sommets que beaucoup n’arriveront pas à escalader. Les lentilles occupent la première place du podium avec 160 DA le kilo, les pois-chiches en 2e position avec 140 DA, les haricots à 120 DA et le riz est en dernière position avec 100 DA le kilogramme.

L’augmentation est aberrante, excessive et insupportable pour les citoyens à modeste revenus. Le comédien Med Fellag devra revoir son scénario, s’il veut plaire, car maintenant, les repas vont changer. Ce ne sera plus du loubia-loubia-batata ou encore lentille-lentille-pâtes, ni même couscous, couscous, batata, couscous.

Désolé, mais il va falloir trouver une autre formule, peut-être wallou-wallou, couscous sans pois-chiches ou alors chou-fleur, chou-fleur, chou-fleur et puis rien d’autre jusqu’au printemps, avec l’arrivée à maturité des fèves. Allez, on va se régaler en mai.

Quant au mouton de l’Aïd, les gens d’ici bas n’y pensent même pas et pourtant il s’agit d’un rituel bien ancré à Maâtkas et à Souk El Ténine. Certains, les plus accrochés, auront à recourir à l’endettement et d’autres formules de facilité pour égayer les mômes. Que ne fera un père pour semer la joie dans le cœur de ses enfants ? A Souk El Tenine, le prix du mouton est en hausse. Des agneaux d’à peine quelques kilos sont vendus à 20 000 DA.

Un mouton de 20 kg dépasse largement les 30 000 DA quant à un gros bélier, il faut débourser plus de 40 000 DA.

Alors s’il a de grandes cornes tordues, il faut carrément mettre le paquet et dire que dans ce pays, même les cornes ont leur importance et augmentent le prix.

Il faut bien penser aux batailles de moutons qu’organiseront les mitrons à la veille de l’Aïd, il faut gagner et faire la fête des jours et des jours, même après avoir sacrifié la bête. Comme ce qui se passe actuellement chez nos voisins de l’est. N’empêche, notre pays est un pays de battants et de vainqueur, il n’y a qu’à voir ce que nous avons fait de nos adversaires du 18. Ah, les pauvres, ils n’arrivent plus à digérer leur défaite et dans leur agonie, ils délirent et disent des cochonneries que personne n’écoute.

Même si les prix des légumes secs sont hors de portée et même sans mouton de l’Aïd, l’Algérien continue à faire la fête et redouble de patriotisme, ce qui doit inciter les ténors à lâcher du lest et à ouvrir les portes pour préserver la fraternité et l’union revenues grâce aux victoires des vaillants verts d’El Hadra.

L’Algérien mérite amplement de vivre dans l’aisance et la quiétude, il en a assez de la privation au sens large et du cloisonnement dont il est victime.

L’Algérien répond toujours présent à l’appel de la patrie. Les décideurs doivent aussi répondre à ces cris de détresse. La vie est trop chère, faites quelque chose, messieurs du pouvoir.

Hocine T.

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