D’ailleurs, partout à travers la ville de Bouira, les drapeaux géants et autres emblèmes ornant les immeubles et les principales artères de la ville sont toujours en place, offrant ainsi à la cité un décor de fête nationale. Après les explosions de joie, les scènes de jubilation et autres défilés qui ont suivi la « qualif » le 18 novembre au soir, place à la fête.
A vrai dire, les jeunes Bouiris voulaient à tout prix faire la fête et ils l’ont faite avant-hier, à l’occasion du gala artistique organisé au stade Bourouba-Saïd.
En effet, ils étaient nombreux, des centaines peut-être, à y avoir assisté. L’on a remarqué une forte affluence de familles, mais aussi beaucoup de jeunes, notamment la gent féminine. Tout ce beau monde a tenu absolument à fêter la qualification des Verts. Sur place, tout a été mis en place pour faire de cet événement une vraie fête. Alors que les services d’ordre, dont la présence a été fortement remarquée à l’extérieur et à la périphérie du stade Bourouba, veillaient à la sécurité des présents, les cadres de la direction de la culture à leur tête le directeur s’occupaient, eux, des nombreux invités et autres détails inhérents à l’organisation.
Il était presque 14 heures lorsque le coup d’envoi du gala a été donné par les organisateurs. Une pléiade d’artistes s’est succédée sur scène durant près de quatre heures qu’aura duré le gala pour partager des moments d’intense bonheur avec une assistance qui en raffolait. Un public, faut-il le souligner, composé de jeunes des deux sexes que l’on a rarement vu ensemble et d’une manière aussi complice.
L’emblème national a été, tout le temps qu’a duré la fête, imposant. Une image marquante que l’on a rarement vue. La fête était telle que l’on avait du mal à distinguer l’artiste du public. Des artistes qui ont pour la plupart mis de côté leurs répertoires aussi riches que diversifiés, l’espace d’une fête, pour laisser place aux chansons sportives glorifiant l’équipe nationale algérienne (joueurs et staffs dirigeants). Il faut dire que parmi toutes ces chansons interprétées et reprises en chœur par le public présent, c’est incontestablement le célèbre « One, two, three, viva l’Algérie » qui a chaque fois fait vibrer le stade et enflammer les gradins. Notons par ailleurs la présence très remarquable et remarquée du chanteur Djamel Allam, qu’on n’a pourtant pas annoncé à l’affiche, mais qui a tout de même tenu à être présent et à partager cette fête avec les Bouiris. Très en vue également lors de ce gala artistique, les comédiens d’El Fhama qui, par leur humour habituel, ont apporté un charme spécial à cet événement mémorable. Peu avant la clôture, tous les artistes présents sont montés une dernière fois sur scène et ont scandé ensemble « One two three viva l’Algérie ». Et c’est sur ces notes magiques que le gala a pris fin.
Djamel M.
