Largement suivie dans les communes du sud de la wilaya

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L’appel pour trois jours de grève lancé par les coordination des collectivités locales de la wilaya de Tizi-Ouzou a été largement suivi dans les communes situées au sud de la wilaya, tandis que dans les daïras le mot d’ordre de débrayage n’a pas trouvé un écho favorable.

… Et à Boghni et à Draâ El-Mizan

Dans les communes relevant de ces deux daïras, tous les services ont été fermés dès le premier jour du mouvement de protestation enclenché, afin de revendiquer l’abrogation de l’article 87-bis, considéré comme un obstacle pour toute augmentation des salaires dans la fonction publique. En outre, ce qui a le plus poussé les travailleurs à observer cette grève, c’est sans doute le retard enregistré dans l’adoption du statut particulier des travailleurs des communes, ainsi que la régularisation des milliers de vacataires et contractuels exerçant dans les municipalités. Ces revendications nous les avons entendues en nous rendant aux sièges des APC de Boghni, de Aïn-Zaouia et de Draâ El-Mizan, dont le personnel a répondu favorablement à l’appel à la grève, ce qui a conduit à un début de paralysie des services administratifs, techniques et de la voirie.

Même mouvement de protestation à Tizi-N’Tleta et à Aït Bouaddou

Pour les mêmes revendications, les communes de la daïra de Ouadhias, à savoir Tizi N’tleta et Aït Bouaddou ont pris part au mouvement de débrayage des travailleurs des collectivités locales, contrairement à la dernière grève d’une journée qui avait été observée au début de ce mois et qui n’avait pas été suivie, peut-être à cause du manque d’information sur les tenants et les aboutissants du premier appel lancé par la coordination des collectivités locales. Tout compte fait, cette fois-ci le train de la contestation a gagné ces communes, ce qui fait dire que l’étendue de ce mouvement syndical pourrait s’élargir au-delà de la wilaya de Tizi-Ouzou, du fait que tous les fonctionnaires des communes sont soumis à un régime de salaires identiques appliqué jusque-là en attendant l’évolution espérée, et qui commence par l’adoption et l’application du statut particulier du personnel communal.

M. Haddadi

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