Le chômage des jeunes, un problème difficile à résoudre

Toutes les communes de la daïra de Boghni sont confrontées au problème épineux du chômage qui frappe les jeunes, notamment ceux issus des milieux ruraux. En effet, mis à part quelques opportunités offertes par les collectivités locales, à savoir les APC, dans le cadre des contrats de travail temporaires et des différents dispositifs mis en place par les pouvoirs publics à l’exemple de l’IAIG, les jeunes sont poussés à subir une vie peu reluisante marquée surtout par une forme d’instabilité sur le plan social.

Sinon comment peut-on expliquer l’apparition de fléaux sociaux dans les villages, pourtant présentés comme des remparts contre toute invasion pouvant faire d’eux des foyers de délinquance ou de mauvais comportement pour ne pas dire de perte de valeurs, celles qui faisaient consensus entre villageois.

Certes, tout n’est pas perdu, mais il y a de quoi tirer la sonnette d’alarme face à l’oisiveté et le manque d’occupation et de formation que ne cessent de subir de nombreux jeunes, même si en terme de scolarité chacun peut prétendre à aller jusqu’au bout de ses efforts pour franchir le cap des études secondaires. En fait, même en allant loin, le sort des universitaires de plus en plus également nombreux à faire face au spectre du chômage en raison de la rareté des débouchés, ce qui les a poussés soit à accepter des offres d’emploi ne correspondant pas tout à fait à leur qualification. Sur un autre registre, les tentatives de créer sa micro-entreprise et une activité dans le cadre de l’Ansej, se sont heurtées à la réalité du terrain et de la concurrence, plus particulièrement dans le domaine des services. Même l’effort fait pour mettre au point un programme de développement des zones montagneuses à travers le PPDRU, n’a pas eu les résultats escomptés surtout en ce qui concerne la relance de l’agriculture, un créneau sur lequel les pouvoirs publics comptaient énormément pour réduire un tant soit pour le chômage des jeunes.

Enfin, ce qui est inquiétant en fin de compte dans les communes rurales de la daïra de Boghni, entre autres Assi Youcef. Bounouh et Mechtras, c’est sans doute cette absence de vision d’avenir ou de politique en faveur des jeunes, du moins peu constituer un cadre pouvant les mettre à l’abri des dérapages à défaut d’un plan contre le chômage, une équation devenue au fil du temps difficile à résoudre même à des niveaux plus importants de l’Etat.

M. Haddadi