Ouled Massir, relevant administrativement de Aomar et où on accède par le point le plus culminant de Tizi Larbaâ, est une fois de plus montée au créneau suite à la marche pacifique organisée vers l’institution de la commune.
De l’avis d’un bon nombre de personnes présentes lors de la manifestation du mardi 1er décembre, comme cet écrivain public exerçant près du bureau de poste. « Les marcheurs ont montré un sens de l’organisation et un degré de maturité politiques des plus remarquables », ou encore dit-on ici et là « l’objectif premier d’attirer l’attention des autorités et celle de l’opinion publique a été atteint sans bruits, ni chahuts ». Comment ne pas tirer chapeau bas aux organisateurs et ne pas créditer d’une bonne appréciation cette foule, elle qui s’est déployée sur tout l’extérieur immédiat de l’APC sans qu’aucun dégât ne soit signalé, du fait que les villageois n’avaient en tout et pour tout entre les mains que des banderoles portant leurs revendications et des cartes géographiques illustrant tous les accès menant vers Ouled Massir. Cette démonstration de force, même s’il n’était pas question d’afficher ses capacités de nuisances, à un lien direct avec la descente dans la rue d’Aomar de l’été 2007, où évoque un citoyen de Ouled Nassir « de pourparlers en pourparlers durant cette première occupation de l’APC, on a pu toucher la wilaya à laquelle nous avons exposé notre cas » et d’ajouter précipitamment de crainte d’oublier nous avons déja exposé nos problèmes au wali. Mais en vain ». Alors, le comité de village a dressé une sorte de plate-forme de revendications, axée essentiellement sur l’absence des commodités et des moyens d’accompagnement que la wilaya, après étude, note-t-il « s’est engagée à satisfaire en partie mais pas l’ensemble des points, bon… c’était toujours ça ». Brièvement, en plus des routes impraticables, du manque notamment d’eau, de gaz et du transport, Ouled Massir souffre des eaux impropres déversées par les villages voisins dans la rivière passant au beau milieu de son territoire. Mais, même si la plate-forme réduite qu’à quelques points, les engagements ont tardé à venir, ce qui a mis en rogne la population, vexée par un silence s’apparentant à ses yeux à un leurre, sinon, se désole le concerné, « comment n’a-t-on pas pu satisfaire aucune des doléances malgré toute l’attente ».
A. Chérif
