Le bon rendement obtenu précédemment une année sur 2, n’a pas été enregistré dans cette campagne 2009/2010, du fait des phénomènes climatiques ayant sévi en début d’été à Lakhdaria, et ailleurs. Pour preuve, les unités de production qui activaient à plein régime l’an passé à la même période, notamment les huileries implantées à la sortie Est, Krichiche, et cité Hayet, hésitent encore à démarrer de peur de ne recevoir le tonnage nécessaire d’olives, et de voir ainsi la tâche de trituration ne pas se prolonger. Parmi ces indécis, mais qui ont néanmoins débuté la prestation timidement, figure le patron de l’huilerie installée face au nouveau CFPA de Lakhdaria « il arrive que la région manque de produit, et qu’on aille le chercher dans les wilayas les plus proches ».
A l’exemple de quelques villes du centre, et de l’est, mais ces opérateurs économiques branchés sur ce créneau d’activité n’ont jamais été tentés d’aller s’approvisionner à l’extrême ouest, où affirme le propriétaire « un quintal d’olives nous a été cédé à 55 00 DA/ql, malgré que la sigoise n’offre pas autant d’huile que le chamllal local ».
Cette variété d’olive oranaise n’offrirait au brassage que 15l/ql, ce qui n’arrange pas les affaires des concernés, lesquels pour entrer dans leurs frais notamment le transport, la rémunération des ouvriers, et le payement des factures d’énergies, devraient vendre le litre d’huile à pas moins de 500 DA. D’ailleurs, l’investisseur de l’Upabadia le dit clairement « j’ai ramène 200 qx de Tlemcen pour voir ce que cela va donner, mais à première vue le test ne sera pas long ».
Il fait allusion à l’usure du matériel de marque Alpha Laval d’un coût de 2 milliards de centimes dont il s’est doté, et au train où vont les choses il ne pourra pas dégager l’annuité bancaire pour amortir l’équipement.
De son côté donc, il est convaincu de la non rentabilité de l’expérience, mais au moment de nous séparer, il reçut un appel où on lui apprit que le prix de la sigoise à été relevé à 6000 DA/ql en raison d’une forte demande exprimée justement par des gérants d’huileries, ce qui fait dire à mon interlocuteur « Quelle bêtise, car à 5500 DA/ql les calculs montrent qu’il n’y à pas de gains ». Il y a du vrai dans tout ce qu’il dit, car non loin de l’huilerie Abadia active aussi une unité de production communale, celle-ci s’apprête à fermer les portes plutôt que de s’aventurer dans une situation peu prolifique.
A. Chérif
