Enfin, deux bâches à eau

Combien de fois l’avons-nous signalé dans ces mêmes colonnes, les deux sources d’eau situées au quartier les Pins et à proximité de la maison de jeunes Mansouri Arezki manquaient de vannes d’arrêt et de robinets. Effectivement, ce laxisme des autorités a engendré des pertes énormes de ce liquide précieux très demandé, notamment durant la saison des grandes chaleurs. Enfin, l’appel des citoyens de stopper ce gâchis a obtenu son écho. Avant la dissolution des assemblées locales décidée par le président de la République, suite à l’accord Arch-Gouvernement, deux constructions de bâches à eau ou encore de réservoirs ont été engagées au niveau des deux sources en question. Cette initiative a été accueillie chaleureusement aussi bien par les riverains que par la population de la périphérie qui se servent de cette eau qui fait défaut dans les villages du flanc ouest. « Même si les autorités ont tardé à écouter nos doléances à ce sujet, on ne peut qu’applaudir cette décision car il faudra dire que ces deux sources ont de tout temps sauvé les ménages au moment des sempiternelles pénuries », estime un membre d’un comité de village du versant ouest. Dans cet ordre d’idées, on peut aussi signaler que ces deux points d’eau fréquentés par les voyageurs qui transitent par la ville de Draâ El Mizan notamment ceux de Bouira et de Sidi Aïssa. « Mon père me racontait que depuis qu’il était enfant, c’était à ce point d’eau (Assaridj), robinet qu’il se désaltérait alors qu’il accompagnait son père au marché de la ville pour vendre leurs figues fraîches », se souvient un paysan de cette la localité de Tazrout. Au demeurant, cette initiative ne manque pas d’utilité surtout lorsque l’on connaît les bienfaits de cette denrée, mais là aussi, il y a lieu de réfléchir au moyen d’éviter le gaspillage de ce liquide. De prime à bord, les responsables de la ville et plus particulièrement le maire ou l’autorité qui le remplace actuellement doivent impérativement veiller à ce que ces deux points ne deviennent des stations de lavage de véhicules d’un côté, ceci en signant un arrêté municipal en vue d’interdire ce geste qui porte préjudice à ces lieux comme il serait d’un autre côté souhaitable d’affecter deux gardiens pour assurer notamment la propreté des lieux pour éviter l’insalubrité provoquée par les mulets. Cela étant, il est attendu que ces deux ouvrages arrivent à leur terme dans les délais.

Amar Ouramdane