Sentant l’arrivée toute proche, de la grippe porcine, la population montre des signes d’inquiétude. Un climat qui n’est pas loin de la psychose règne, depuis quelques jours. « Au moindre symptôme annonciateur de la grippe (mal de tête ou un nez bouché), les patients accourent au service des urgences » indique un infirmier de l’hôpital d’Aïn El Hammam.
« Dans la nuit de mercredi jeudi, les malades affluaient jusqu’à deux heures du matin. Mais point de grippe A heureusement » ajoute-t-il. Les médecins et les pharmaciens témoignent de cette obsession qui gagne les habitants de la région qui commencent à changer leurs habitudes et surtout à prendre le maximum de précautions. Ainsi les solutions hydro-alcooliques reçues par les pharmacies, sont vite écoulées pendant que les bavettes médicales se vendent par dizaines. Personne ne veut être pris au dépourvu. Même s’ils hésitent à s’afficher avec un masque, ceux qui en possèdent les sortiront à la moindre alerte. Nous apercevons, ça et là, des enfants en porter comme pour s’amuser. « C’est sûr qu’il y a un risque » affirme un vieil homme, à la vue du personnel de l’hôpital, les pompiers et autres, munis de masques. Le savon liquide est plus que jamais d’actualité.
Une affiche émanant de l’APC et énumérant toute une liste de comportements à observer, bien que louable, ajoute, son lot de soucis à la population, déjà fragilisée psychologiquement par toutes sortes d’informations qui lui arrive des quatre coins du pays. Les plus prudents ne se saluent plus par des embrassades. Ils redoublent de précautions, au fur et à mesure de l’évolution de la pandémie.
Les discussions ne portent plus que sur le nombre de morts ou la disponibilité du traitement anti grippal ainsi que de l’opportunité (très discutée) à se faire vacciner.
Les plus branchés citent certains pays où des étudiants ont refusé de se faire « piquer » alors que d’autres parlent, des effets secondaires. Bref, jamais la population n’a été tenue tant en haleine que durant ces derniers jours.
La question est si importante, que la grippe saisonnière dont le vaccin demeure introuvable, est reléguée au second plan.
A. O. T
