Des grèves et des sit-in au menu

Partager

Ce syndicat demande l’application de ce qui a été négocié le 25 novembre dernier au niveau du ministère de l’Education nationale. Quant aux revendications exprimées, notre interlocuteur réitérera la demande au droit à la promotion au poste de surveillant général sans avoir à passer un stage de formation et ce, conformément à l’article 104 de la Fonction publique.

Le syndicat exige également la classification des adjoints de l’Education à la catégorie 10 et non pas 7 comme cela a été stipulé dans la nouvelle grille des salaires. « Au cas où ces deux dernières revendications ne sont pas prises en charge, les adjoints de l’éducation ont brandi la menace d’observer des grèves et des sit-in devant la tutelle et devant la direction générale de la fonction publique », a fait savoir le coordinateur national de la Coordination nationale des adjoints de l’éducation, Mourad Fertaki.

Cette organisation syndicale demande également la réduction du volume de travail de 36 heures par semaine à 28 heures par semaine, la suppression des permanences durant les périodes de vacances ainsi que la révision de 11 articles concernant les adjoints de l’éducation.

Sur ce dernier point, M. Fertaki a précisé que « le ministre a accepté 10 articles présentés, alors que le 11e, liée à la réduction du volume horaire a été réfuté, sous prétexte qu’il ne peut pas procéder à la diminution du volume horaire des adjoints de l’éducation qui actuellement de 36 heures par semaine ».

Celui-ci a fait état en outre d’un déficit de pas moins de 24 000 adjoints de l’éducation au niveau des établissements scolaires.

Par ailleurs, et en ce qui concerne les suppléances et les mutations, et la définition des tâches des adjoints de l’éducation, notre interlocuteur dira que ces problèmes qui existent depuis plusieurs années, ont été également réglés.

Il y a lieu de rappeler que les adjoints de l’éducation ont enclenché une grève de deux jours, les 13 et 14 septembre dernier. « Lors de notre rencontre avec le ministre, celui-ci a décidé de nous payer les deux jours de grève amputés auparavant », poursuit encore la même source.

« Chose qui n’a malheureusement pas été appliqué sur le terrain », a-t-il déploré.

Reste à savoir si cette rencontre aidera au dénouement ? Seul l’avenir pourra nous le dire !

Les revendications de cette corporation, rappelle-t-on, sont entre autres, la mise en application de l’article 104 du statut de la Fonction publique qui garantit la formation aux adjoints de l’éducation, la révision du statut des adjoints de l’éducation sur la base de la catégorie 10, la limitation de la mission des adjoints de l’éducation de manière précise, la réduction des heures de travail et l’annulation de l’article 18 qui détermine le rôle exact des adjoints de l’ éducation.

Lemya Ouchenir

Partager