Il fallait attendre la mi décembre pour que les huileries sises au niveau du territoire de la commune El Adjiba lèvent leurs rideaux à l’occasion de l’entame de la campagne oléicole.
Cette dernière qui vient de commencer timidement, selon les propos des agriculteurs de la région, ne présage pas un rendement escompté.
De l’avis de tous les oléiculteurs, la chaleur de l’été dernier et le faible taux de pluviométrie ont causé à l’olivier une certaine « maladie » qui fait que le fruit tombe bien avant sa maturité. De plus, les feuilles de cet arbre ne présentent pas leur forme habituelle, elles ont perdu un peu de leur couleur tendant plutôt vers le jaune, synonyme de la sécheresse.
Les saisons dernières, le lancement de la campagne oléicole qui arrive juste après l’expiration de la période appelée communément « isemmaden n ccetwa », se faisait dans l’ambiance et dès les premières heures de la matinée, des familles à pieds ou à bord de véhicules prennent la direction de leurs champs respectifs et autres oliveraies pour cueillir les olives, symbole de la région et aussi ressources pour certaines familles.
Cette baisse enregistrée dans le taux de production a ouvert une brèche à toutes les spéculations sur le prix de l’huile. On parle déjà ça et là d’une augmentation du coût de cette matière. Cédée dans un passé récent à raison de 300 DA le litre, mais aujourd’hui, son prix connaît un pic pour atteindre les 400 DA. Ce que les oléiculteurs souhaitent pour cette saison est de voir leur récolte en liquide maintenir son goût habituel car, le fruit tombé et qui jonche le sol depuis plusieurs semaines déjà est d’une qualité peu prometteuse.
M. Smaïl
