La tension monte chez les lycéens

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Coïncidant avec le début de la Coupe du monde, la date des épreuves du baccalauréat sera probablement avancée. Ce qui veut dire que le premier responsable de l’Education nationale qui n’a pas cessé ses expériences sur les élèves, doit penser au réaménagement des dates de l’examen. Une décision formellement contestée par les élèves des classes de terminale. En signe de protestation, ces derniers ont boudé les cours et sont sortis dans la rue pour contester la décision de la tutelle d’avancer les examens du bac au 6 juin au lieu du 13 juin 2010. Les candidats au bac 2010 ont brandi la menace de déserter les classes jusqu’à l’intervention du premier responsable du secteur pour trouver une solution. Il y a lieu de signaler que ces protestataires demandent à ce que l’arrêt des cours soit programmé un mois avant les épreuves du baccalauréat. Ces élèves ont déclenché une grève illimitée à travers tous les lycées de la capitale, notamment au lycée Mira à Bab El-Oued, Kouba, El Achour et à Thénia à la wilaya de Boumerdes. Ils ont exprimé bruyamment leur mécontentement quant à la courte période octroyée pour la révision avant les épreuves du bac, qui ne dépasse pas trois jours. “Si le ministre avance la date des examens du bac au 6 juin 2010, nous n’aurons que trois jours entre la tenue de l’examen blanc et l’examen final pour réviser, c’est inadmissible”, a tonné une élève issue du lycée Mira à Bab El-Oued. Ces lycéens demandent à ce que l’arrêt des cours soit programmé le 5 mai au lieu de 25 mai 2010 et d’avancer la date de l’examen blanc au 18 mai de la même année, et ce, sans les priver de leurs droits aux vacances. Pour mieux peser de leurs poids, les lycéens ont observé avant-hier un rassemblement à Bab El Oued, avant qu’il ne soit réprimé par les éléments de la police qui ont procédé à l’arrestation de trois lycéens. De son côté, le porte-parole du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour critiquer la décision relative à l’avancement ou au report de la date des épreuves du bac. “Pourquoi avancer ou reporter la date des épreuves du baccalauréat, d’autant que les matches seront programmés pendant la nuit”, s’est indigné le président de cette entité syndicale. Toutefois la tutelle n’a soufflé aucun mot sur la date des épreuves du bac. Cette proposition, faut-il le rappeler, fera prochainement l’objet d’étude afin de fixer définitivement la date du bac. S’agissant par ailleurs du retard accusé dans les cours suite à la dernière grève qui a paralysé les établissements scolaires durant trois semaines, le département de Benbouzid a procédé à la mise en place d’un programme de rattrapage des cours qui s’adapte aux spécificités de chaque établissement scolaire. La concertation engagée les 3, 6 et 7 décembre dernier, avec respectivement les directeurs de l’éducation de wilaya, les syndicats du secteur (Fnte, Cnapest, Snapest, Unpef, Snte et Snapap), et la Fédération nationale des associations de parents d’élèves, a abouti à un large consensus sur les principes et les modalités de rattrapage des cours non enseignés durant la période de la grève des enseignants. Il a été décidé de consacrer les quatre premiers jours des grandes vacances d’hiver, à savoir les dimanche 20, lundi 21, mardi 22 et mercredi 23 décembre prochain, aux compositions du premier trimestre de l’année scolaire 2009. Quant aux petites vacances scolaires d’hiver et de printemps programmées les 14 et 15 février 2010 et 2 et 3 mai 2010, elles seront également consacrées au rattrapage des cours. Toutefois, un gain de temps d’enseignement de près d’une semaine a été obtenu par le report des compositions initialement programmées du 29 novembre au 3 décembre de l’année en cours. Le reste des séances qui n’auront pas été enseignées, faut-il le signaler, seront rattrapées au 25 mai 2010, date correspondant à la fin des cours pour les classes de terminale. Une commission nationale de suivi de mise en œuvre des programmes veillera au contrôle et au suivi continus de la progression pédagogique par matière, au niveau de chaque classe et de chaque établissement scolaire à travers le territoire national.

Lemya Ouchenir

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