Bien que les résultats des analyses définitives ne soient pas encore connus, tout porte à croire que les deux malades, suspectés d’être porteurs du virus de la grippe A, soient effectivement atteints. Dans ce genre de cas, il est difficile d’avoir accès à l’information vu que le devoir de réserve semble de mise. Lorsque dans la matinée de lundi, nous avons essayé de joindre le responsable de l’établissement, seul habilité à communiquer, on nous a répondu qu’ »il n’est pas seul ». Cependant les renseignements que nous avons pu glaner auprès de sources fiables, nous apprennent que les patients dont l’un « est jeune » et l’autre « la cinquantaine », tous deux, admis, la veille, au service de médecine hommes sont transférés au tout nouveau « service d’isolement ». Ce qui confirme les soupçons qui pèsent sur eux. Par ailleurs, des prélèvements effectués ont été acheminés vers le CHU de Tizi Ouzou, pour complément d’analyse. Nous n’en saurons pas plus, pour l’heure. Il faut noter que devant le manque de communication, le bouche à oreille prend le relai et distille toutes sortes d’informations, à même de créer la panique. Ainsi, le décès d’un quinquagénaire grabataire, depuis longtemps, a vite été assimilé à une « mort par la grippe A ». Les jours prochains nous édifieront si la pandémie est arrivée à Aïn El Hammam qui a été, jusqu’à maintenant, épargnée.
A. O. T.
