L’effondrement d’un mur, en plein centre-ville, aurait pu, en d’autres circonstances, causer un drame. Fort heureusement, les pluies diluviennes qui s’étaient abattues sur la région mardi dernier, ont dissuadé les marchands et la plupart de leurs clients de se rendre au marché. Vers onze heures, le mur de pierres, vestige des dernières démolitions, s’est écroulé sur une trentaine de mètres, causant des dégâts à deux véhicules, en stationnement, à quelques mètres de là. Ainsi, une voiture de marque Renault 21 a eu, sur un côté, les portières détériorées alors qu’un fourgon Renault Trafic a été complètement endommagé sous la violence du choc qui l’a, d’ailleurs, projeté quelques mètres plus loin. Les marchands d’en face, témoins de la scène, affirment que l’onde de choc avait fait vibrer tout le quartier, créant la panique chez les quelques citoyens, retardés en ville. Heureusement que les dommages ne sont que matériels car s’il avait fait beau, le pire serait arrivé. Plusieurs commerçants ambulants, attirant de nombreux clients, ont pris l’habitude d’installer leurs étals, le long de ce mur. Un jour de beau temps, une catastrophe serait certainement arrivée. Par la suite, un engin de travaux publics a été dépêché sur les lieux pour mettre de côté les déblais, sans plus. « Pourtant, disent certains, un écriteau, peu dissuasif cependant, indique stationnement interdit », ce qui est très insuffisant, s’agissant de la vie des personnes. Une clôture qui n’aurait, en rien, grevé le budget de l’APC aurait été plus indiquée. Nous signalions ce mur, dans ces mêmes colonnes le 12 août 2009 et un autre danger similaire (voir l’édition du 4 novembre 2009) dont la menace plane toujours sur les piétons et les automobilistes. De l’avis des citoyens que nous avons rencontrés sur les lieux de ce qui aurait pu être « une boucherie », « ce n’est pas avec des affiches qu’on porte assistance à des personnes en danger mais avec des faits concrets ».
A. O. T.
