La direction des forêts de la localité de Tigzirt a lancé plusieurs projets qui ont trait à la protection de forêts, à la réhabilitation de certains accès de forêts, et à l’exploitation des ressources qui dépendent de leur domaine. Plusieurs grandes forêts dépendent de cette organisation, notamment celles de Mizrana, Ouaguenoun, Aït Djenad, Azazga etc… Pour préserver ces trésors naturels, les responsables ont lancé un projet d’assainissement des arbres calcinés et morts. Ladite opération touchera les forêts de Mizrana, d’Aït Djenad et de Tikobaïne pour une superficie estimée à près de 400 ha. Dans le cadre de la lutte contre les feux de forêt, les forestiers ont procédé au débrouissaillage le long des axes routiers, pour une superficie de 30 ha. Ces travaux lancés principalement sur le chemin communal de Mizrana et qui se situe à la porte de la dense forêt de Mizrana, ont permis aussi la création de 20 emplois temporaires, dont les jeunes chômeurs de la région ont bénéficiés. L’aménagement des pistes sur une longueur de 6 km, concernera des axes routiers obstrués, et d’autres à ouvrir, en vue de faciliter l’accès de ces services dans certaines forêts. Le point d’eau qui sert de lieu d’approvisionnement dans la lutte contre les feux de forêt, et qui se situe près du village Tamazrit Ourabah, sera réhabilité, nous informe-t-on. Durant cette saison, l’activité de l’exploitation du liège, a été, elle aussi, importante, du fait qu’elle a permis la production de 1836 quintaux de liège et la création de près de 96 emplois qui représentent près de 4000 jours de travaux. Ce retour remarquable de ces forestiers est intervenu après une longue période marquée par une activité limitée, et ce, pour cause l’insécurité qui règnait dans les forêts, transformées par des groupes terroristes armés, en maquis. Cette réalité pénible oblige les services de forêt à limiter leur système de lutte et de protection, ce qui a livré ces espaces verts à la destruction de tous genres. Les forestiers, bien que l’espoir que la paix reviendra de nouveau dans toutes les forêts, se plaignent du manque de moyens d’intervention, ce qui rend leur mission difficile, vu la grandeur de celle-ci et la large surface de leurs interventions. «Pour la lutte et la détection, nous disposons seulement de la moitié des moyens indispensables», nous déclarait le responsable de cette subdivision.
Mourad M.
