Le citoyen livré à lui-même devant les risques d’inondation à Tizi-Ouzou

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L’hiver arrive et les risques d’inondation ne sont pas à écarter dans la wilaya de Tizi-Ouzou. C’est le moins que l’on puisse dire en somme pour une wilaya où ce phénomène refait surface à chaque saison. Le souvenir de l’hécatombe de novembre 2007 est toujours vivace dans les esprits. Certes, des précautions ont été prises depuis, pour éviter de telles catastrophes, mais cela reste insuffisant pour permettre aux citoyens de “passer un hiver au chaud”. Plus d’un répondra par la négative. En effet, aux moindres chutes de pluie, des routes sont coupées çà et là à travers le territoire de la wilaya, des places et des domiciles sont inondés… D’aucuns estiment que cela se produit à cause du manque d’étude pour déterminer les zones inondables et prendre des mesures afin d’éviter de se retrouver dans des situations catastrophiques. Dans cette opération qui aurait permis à la population de ne se soucier guère au lieu de s’inquiéter à chaque averse, l’élu peut jouer un rôle prépondérant. Un rôle pour lequel, il a été installé dans sa commune. Hélas, doit-on dire ! Rares sont les élus du peuple qui se “cassent la tête” pour le bien-être des citoyens. Ces derniers se retrouvent, du coup, livrés à eux-mêmes dans des situations cauchemardesques où ils sont contraints de batailler. Les risques d’inondation que guette la capitale du Djurdjura ne sont en fait qu’un exemple qui illustre on ne peut mieux la démissions des élus à Tizi-Ouzou. Souvent d’ailleurs, les populations sont appelées à mener une action de rue pour crier leur désarroi. Aussi, les citoyens se voient-ils dans l’obligation de se prendre en charge dans des circonstances “hivernales” et ce en nettoyant afin de “sauver les meubles”. Sinon, les places publiques qui devraient être prises en charge par les autorités locales sont souvent à la merci des eaux pluviales qui les envahissent à chaque occasion faute d’avaloirs et d’entretien des canalisations. Nombreuses sont les rues et ruelles qui deviennent de véritables oueds perturbant ainsi la circulation automobile. L’exemple qui s’impose est le carrefour de Oued Aïssi, à la sortie est de la ville des Genêts. Celui-ci se transforme en une mare difficile à franchir. Les différentes artères de la ville de Tizi-Ouzou, ainsi que celle des autres localités, Azazga, Fréha, Aïn El Hammam n’échappent pas à l’envahissement des eaux pluviales. Où est donc l’élu dans la wilaya de Tizi-Ouzou qui risque d’être inondée à chaque pluie torrentielle.

M. O. B.

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