Tout comme de nombreux chefs-lieux de communes, celui de Frikat est très fréquenté par des chiens errants.
Ces derniers sont si dangereux que les autorités programment à chaque fois que c’est nécessaire des campagnes d’abattage. La dernière en date a été décidée; a-t-on appris, suite à un cas suspect de rage. « Ce n’est pas la première fois que nous nous attaquons à ces bêtes qui deviennent de plus en plus menaçantes et surtout un danger pour la santé publique », nous a expliqué une source locale. Selon le gérant de l’entreprise de nettoyage, d’entretien et de désinfection, Chellouche, plus de vingt chiens ont été abattus. « Nous utilisons des boules de viande, et autres produits empoisonnés que nous déposons à la tombée de la nuit dans les niches à ordures. Et au petit matin, les bêtes mortes sont collectées par les agents communaux. Ensuite, elles sont enterrées avec un maximum de précautions », a ajouté ce gérant. Ce dernier nous a appris que depuis la création de cette entreprise, de nombreuses opérations de ce genre lui ont été confiées par les collectivités locales de la région et d’ailleurs. « En plus de l’abattage des chiens errants, nous avons mené d’autres interventions telles la lutte contre les leischmanioses, la désinfection des points d’eau, la démoustication et la dératisation », a enchaîné M. Chellouche. A Draâ El Mizan, une opération de ce genre est prévue pour les jours à venir car, en dépit du nombre de chiens abattus dans différents quartiers de la ville, de nombreux citoyens se plaignent encore de la prolifération de ces canidés. « Notre quartier est devenu un lieu de refuge pour tous les chiens de la ville. Il y en a partout. Ils pénètrent même dans les cages d’escaliers. Chaque matin, on doit accompagner nos enfants à l’école. C’est un véritable danger pour eux », nous a dit un habitant de la cité 80 logements APC/CNEP. Et cela ne veut pas dire que les autres cités ne vivent pas la même situation. Si les autorités locales s’attaquent de front à ce problème, il est du devoir aussi de tout un chacun de tenir chez lui son animal de compagnie.
Amar Ouramdane
