Les étudiants durcissent le ton

Ayant décidé d’entamer une grève de trois jours afin de trouver une issue à la présence indésirable du Ballet national au sein de l’institut, depuis plus d’une année maintenant et cela sans aucun décret officiel lui concédant le droit d’y être, mais aussi face à l’indifférence de l’administration, les étudiants de l’Institut supérieur des métiers des arts de spectacle et de l’audiovisuel de Bordj El Kiffan envisagent de poursuivre leur mouvement de protestation et cette fois-ci pour une période indeterminée, jusqu’à ce qu’ils récupèrent ce qu’il leur revient de droit et que leur plate-forme de revendications (amélioration des conditions socio-pédagogiques et gestion de l’institut) soit satisfaite. Dans un communiqué, les étudiants crient leur désarroi : « Ce n’était pas suffisant que l’entreprise du Ballet national squatte la majorité des espaces pédagogiques, en interdisant aux étudiants d’accéder aux salles, mais ce sont les responsables qui les chassent des salles qui leur sont destinées et en plein cours.  » « On espérait mieux en faisant confiance aux promesses des représentants du ministères de la Culture, à leur tête le sous-directeur chargé de la formation qui a pris des engagements des plus fermes, mais la situation ne fait que se détériorer », déclare le représentant du bureau des étudiants. Au moment où les étudiants de l’institut décident d’entamer une grève illimitée et d’exprimer à leur manière leur ras-le-bol et en l’attente d’une intervention de la ministre de la Culture, l’administration de l’ISMAS a annoncé, hier, l’exclusion des cours pour une année de quelques éléments du bureau des étudiants de l’institut, et des membres qui activent dans cette démarche.

Louiza Kanache