La wilaya de Tizi-Ouzou connaît, depuis quelques jours, une accalmie sur le plan sécuritaire. Tizi-Ouzou semble retrouver sa serenité peu à peu. Fini le temps où il ne se passait pratiquement pas un jour sans qu’on déplore un assassinat ou un attentat. C’etait lors des années de braise. Des années qui sont décidément déjà loin. Cela dit, la capitale du Djurdjura n’en est pas à l’abri, elle dont le territoire abrite encore des poches terroristes. Ces sanguinaires qui se signalent encore à travers des actes qu’on qualifie de timides, du moins par rapport aux désastres que la wilaya essuyait durant ses durs moments, ne rateront certainement pas l’occasion pour frapper fort. La preuve est venue, ce week-end de Béjaïa, une wilaya qu’on pensait, pourtant être épargnée par les terroristes. Les islamistes armés ont pris tout le monde à contre-pied, en assassinant deux officiers des forces de sécurité. C’est dire que le terrorisme est imprévisible. Tizi-Ouzou doit donc rester sur ses gardes afin de prolonger cette accalmie. Le chef des armées, Gaïd Salah, qui s’est reuni dernièrement avec les reponsables de la securité locaux, aura certainement orienté son discours dans ce sens. Les forces de securité de la wilaya ont fini par apprendre à être vigilants même aux meilleurs moments d’euphorie. Cet état d’esprit leur a d’ailleurs permis de relever la tête et de prendre le dessus sur les groupes terroristes qui perdent du terrain en faveur des services de sécurité. De fait, la situation sécuritaire enregistre une nette amélioration dans la wilaya. Ce ne sont certainement pas les quelques rares et timides incursions menées çà et là par les groupes terroristes qui écument encore la région, qui peuvent nous contre-dire. Désappointés et en mal d’argument, ceux-ci tentent parfois des actes lâches en s’en prenant à des paisibles citoyens qu’ils rackettent à travers des faux-barrages notamment. Aussi dérisoire soit-elle, la force de frappe de ces sanguinaires demeure inéluctablement les bombes artisanales qu’ils tendent aux convois militaires. Le plus meurtrier des attentats entrepris par ces groupes à travers la wilaya reste celui qui a emporté sept gardes communaux à Souk El Tenine, il y a quelques mois. Si on ose un bilan, on dira que les forces de sécurité ont porté des coups importants dans le camp terroriste. Il faut dire que les éléments de l’armée, appuyés par la gendarmerie et la police se sont fortement déployés dans la région, réduisant à néant le champ de maneuvre des groupes armées contraints de reculer. Cela dit, « la guerre » est loin d’être gagnée tant que les maquis et les forêts de la wilaya abritent encore des groupes terroristes qui peuvent frapper à n’importe quel moment. Béjaïa, l’a appris à ses depens ce week-end.
M. O. B.
