Le Fugitif de Omar Mokhtar Chaâlal Quand la politique et la plume ne font qu’un

« C’est parce que je considère que le roman aujourd’hui est un mode d’expression approprié pour contribuer à l’écriture de l’histoire et permet de par sa facilité, à la génération d’aujourd’hui de s’informer et de comprendre la place et l’apport des communistes et de la gauche en général dans l’histoire récente de l’Algérie, sans pour autant faire de la « politique », a déclaré Mokhtar Chaâlal pour livrer ses témoignages à la journaliste. « Le Fugitif », premier roman de l’auteur relate, en effet, deux périodes charnières pour ce militant de gauche, camarade de feu Kateb Yacine : l’école de la révolution et son engagement politique au sein du PAGS (parti de l’avant-garde socialiste). « C’est la dimension humaine que j’ai voulu montrer », insiste Chaâlal pour qui « écrire est un acte militant ». L’histoire du « Fugitif », paru aux éditions Casbah, se déroule dans les dernières années de la Révolution pour se prolonger dans les premières décennies post-indépendance. Elle a pour cadre un haras de Sraoui et les venelles étroites de la Casbah. Le personnage central, fuyant la police politique du parti unique, va être confronté à un dilemme : se soumettre à l’appel du cœur et du sang, rentrer dans sa ville natale pour rendre visite à son frère gravement malade… La fusion en un continuum de ces deux espaces temps est sous tendue par le principe selon lequel : « Le combat pour la libération de l’homme est le parachèvement naturel du combat pour la libération du pays »…

N. Maouche