Plusieurs carences à combler

Le chef-lieu de la commune de Souk El Tenine dans la daïra de Maâtkas souffre de plusieurs maux, en plus des lieux dégradés et repoussants car le projet de l’amélioration urbaine est en hibernation quelque part au fond d’un tiroir bien cadenassé au grand dam des citoyens qui sont contraints de composer avec des trottoirs bosselés et des routes labourées se transformant en marécage à la moindre averse. Cela n’est pas une particularité de Souk El Tenine car de nombreuses villes de la région sud de la wilaya de Tizi Ouzou sont dans la même situation, à savoir Mechtras-Boghni- Maâtkas et Tizi N’Tleta entre autres. Cependant, la ville de Souk El Tenine brille par l’anarchie qui y règne pendant les sept jours de la semaine sans trop nous attarder sur la pagaille et le désordre à grande échelle lors du jour de marché, qui faut-il le préciser, se tient deux fois par semaine (les lundi et jeudi). Si par hasard vous voulez rejoindre l’autre bout où se trouve la polyclinique, inutile d’essayer en voiture, faites plutôt appel à vos jambes et si par malheur votre femme choisit ce jour pour mettre au monde son bébé, eh bien, vous n’avez que trois solutions : soit vous ramenez la sage femme dans votre voiture ou vous mettez votre femme sur votre dos ainsi vous pourriez si vous êtes assez fort rejoindre la maternité en 15 minutes, sinon faites vous même la sage-femme et aidez votre campagne à mettre au monde son bébé dans votre véhicule au beau milieu du marché. Nous n’exagérons pas car nous parlons en connaissance de cause.

En plus de toutes ces tares, il faut savoir que les trottoirs sont squattés dans leur majorité. Eh oui ! Les commerçants en quête d’espace s’approprient l’espace destiné aux piétons au vu et au su de tout le monde.

Quant à l’axe menant au siège de l’APC, il est tout simplement fermé à la circulation. Les marchands ambulants ont décidé d’y élire domicile tout au long de la semaine. Le stationnement anarchique et des fois au beau milieu de la chaussée n’est pas étranger au quotidien. Le vol, la vente de boissons alcoolisées et d’autres produits interdits par la loi se font dans certains cas le plus normalement du monde et sans aucune discrétion.

Tout cela est encouragé par l’absence d’une unité de sûreté. A Souk El Tenine, il n’y a ni BMPJ, ni gendarmerie et encore moins un commissariat de police. A ce propos le premier responsable de la municipalité expliquera : « Nous sommes conscients de l’état des lieux, cette situation ne nous convient guère et croyez que nous avons saisi à maintes reprises les responsables, concernés pour l’implantation d’une unité de sûreté au niveau de l’ex-Souk El Fellah. Hélas toutes les portes demeurent fermées ».

Et d’ajouter : « Cette anarchie et ce désordre généralisé doivent à tout prix cesser. Nous sommes prêts à faire tout notre possible pour redonner à notre localité un visage décent et rendre à nos citoyens leur quiétude ». Souk El Tenine étant considérée comme zone rouge, les autorités sont priées et invitées à réagir dans l’urgence et avec fermeté.

A. Madjid