Pas moins de six villages, représentant plus de la moitié de la population de Aïn El Hammam, ne sont pas encore raccordés au téléphone fixe. L’attente de l’arrivée du « filaire » commence à durer plus que de raison pour Ath Amer Oussaid, Aït Hichem et autres. En matière de télécommunication, le aârch Ath Menguellet demeure parmi les moins pourvus de la commune.
En dehors de Taourirt et de Ouaghzen, toute la partie ouest ainsi que les quatre bourgs d’Ath Khlef, se contentent du téléphone mobile ou pour certains, du WLL, un système qui est loin de faire l’unanimité.
Bien que de nombreux foyers en soient dotés, les usagers n’en sont pas entièrement statisfaits. Même s’il remplace, momentanément le téléphone filaire, il ne peut, en revanche, offrir les mêmes services.
Par ailleurs, la qualité de la connexion à l’Internet, obtenue via le téléphone sans fil, est aux antipodes de celle du téléphone traditionnel, avec fil. Malgré ces insuffisances, les abonnés s’en contentent, faute de mieux.
Le manque d’efficacité du WLL ne dissuade pourtant pas les citoyens de se presser auprès des services concernés, pour s’abonner dès que la disponibilité le permet.
Or, en dehors des rares désistements des anciens abonnés, raccordés par la suite à l’ADSL, les nouvelles lignes sont rares. Par ailleurs, aucun établissement « Internet » n’a ouvert dans la région. Ne désespérant pas de voir un jour les pylônes parcourir les routes de leurs villages, les Ath Menguellet ne cessent de demander si, dans l’avenir immédiat, il n’y aurait pas de projet devant participer au désenclavement total de la région. En attendant, pour une simple connexion, les jeunes sont contraints de se déplacer aux cybercafés de la ville, situés à plus de cinq kilomètres de Tillilit, le village le plus proche.
A. O. T.
