Encore un… débrayage

Les deux établissements du secondaire au niveau de la daïra de Maâtkas ont été encore une fois de plus, quasi désertés hier.

Les PES ont répondu par l’affirmative à l’appel lancé par le CNAPEST de la wilaya de Tizi Ouzou. Cette entité syndicale a appelé, faut-il le préciser, à un sit-in devant le siège de la Direction de l’éducation de la capitale du Djurdjura. Ayant compris que les promesses faites par les autorités concernées ne sont finalement que mensonges destinés à apaiser les professeurs et à éviter la paralysie du secteur de Benbouzid dans la région, les syndicalistes décident de monter au créneau en appelant à un sit-in qui sera cyclique à en croire les dires des adhérents.

Le CNAPEST exige l’assainissement de la situation administrative et financière de ces travailleurs, l’installation d’une agence comptable au niveau de l’académie et des crédits suffisants pour régulariser les dûs des professionnels de l’éducation et éviter les retards dans le versement des salaires. A Maâtkas, les écoles sont paralysés pour la cinquième fois pendant les quatre derniers mois. Au mois d’octobre, ce sont les élèves qui ont protesté pour réclamer un repas au sein de leur lycée.

Ensuite, ce sont les citoyens de Bouhamdoune qui ont fermé la route menant au lycée réclamant entre autre le bitumage de cet axe routier. Ensuite, c’est le CNAPEST qui a appelé à un débrayage illimité à l’échelle nationale cette fois-ci. Notons que la grève a duré près d’un mois.

Les 17 et 18 janvier dernier, c’est l’UGTA locale qui a appelé ses adhérents à une grève de deux jours et maintenant, c’est le CNAPEST qui revient à la charge. C’est dire que les esprits s’échauffent !

Hocine Taïb