Ces chiffres, dévoilés ce week-end à l’occasion du salon de l’emploi, qui s’est tenu à la Maison de la culture, font également ressortir un net regain d’intérêt pour cette formule, car on nous apprend que, chaque jour, l’ANSEJ de Tizi-Ouzou reçoit presque une vingtaine de dossiers de création d’entreprises. Pour l’année passée, 4 756 dépôts sont comptabilisés. Selon M. Laâmouni, le directeur de l’antenne, cet énorme flux s’est traduit par l’accélération inévitable de la cadence du traitement des dossiers, et ce, en accord avec la clef (la commission chargée d’étudier et de valider les nouvelles créations) à la majorité de ces jeunes.
“Certes, quelques dossiers tardent un peu a être examiné mais c’est dû à cet incroyable engouement de la part des jeunes de la région. D’ailleurs, je tient à rassurer les futures créateurs d’entreprises, tous les dossiers sont pris en charge quelque soit leur nombre, et ce, dans des délais très corrects par rapport à cet énorme flux…”, nous dit M. Laâmouri en s’appuyant notamment sur le chiffre des 1 394 projets financés en 2009, et qui ont permis la création de 3 514 emplois.
Pour ce qui est des secteurs convoités, Farid Si Seghir, un jeune cadre de l’antenne, nous a fait savoir que les prestations de services ont accaparé la part du lion dans ces projets, et ce, et s’adjugeant plus du tiers des financements. Avec 17%, l’artisanat figure un deuxième rang, et ce, compte tenu des spécificités culturelles et identitaires de la région. Le transport public de marchandises tous tonnages confondus, représente près de 11% des investissements des jeunes dans le cadre de l’ANSEJ, en dépit du fait que ladite activité fût gelée pour cause de saturation. En quatrième position, les secteurs de l’agriculture et du bâtiment représentent, quant à eux, 9% des projets financés suivis de près par l’industrie avec 7%.
Ahmed B.
