Une production dérisoire

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L’olivaison cuvée 2009/2010 est à ranger aux oubliettes, tant elle a été des plus chiches sur le plan quantitatif de ces cinq dernières années.

La campagne oléicole a été bouclée presqu’aussitot après avoir été entamée. Nombre de propriétaires des 440 huileries que compte la wilaya a préféré laisser à l’arrêt moulins et pressoirs, faute de quantités suffisantes d’olives à triturer. Sur un parc oléicole de 49 000 ha de vergers en rapport, 300 000 qx d’olives ont été, en tout et pour tout vendangés, soit un rendement à l’hectare de 6 qx. Des résultats très en deçà de la moyenne des cinq dernières années, évalués à plus de 500 000 qx d’olives pour un rendement de 11,80 qx/ha.

Seule note positive relevée par les exploitants et les responsables du secteur agricole : la campagne 2009/2010 qui est l’une des meilleures sur le plan de productivité avec un rendement de 21 litres d’huile par quintal, largement au dessus de la moyenne des cinq dernières années, qui s’établit à 18,8 l/qx.

De l’avis de nombreux techniciens et exploitants ferrés sur la filière oléicole, ces résultats en dents de scie, sont caractéristiques du mode de conduite de la culture de l’olivier. Une culture essentiellement de type pluvial, donc étroitement dépendante du facteur climatique et des précipitations. On évoque aussi l’écueil du relief accidenté qui limite drastiquement toute possibilité d’intensification et de modernisation des techniques de récolte. Au cours des derniers regroupements des agriculteurs, des participants ont mis l’index sur l’insuffisance des fonds de soutien à l’oléiculture et le nombre jugé limité d’actions soutenues. D’autres exploitants ont pour leur part tenter d’attirer l’attention des responsables du secteur sur les ravage insoupçonnés du Dacus (mouche à olive) et la nécessité de mettre en place une stratégie de lutte pour le contrecarrer.

N. Maouche

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