Le transport scolaire en souffrance

La wilaya de Tizi Ouzou accuse un sérieux problème en matière de transport scolaire. La plupart des écoliers rejoignent les bancs de leurs écoles à pied ou grâce aux transports privés ; la quasi-totalité des communes existantes dans la wilaya, notamment la zone sud (montagneuse) souffrent de cette absence, vu qu’elles disposent de peu de bus et qui sont loin de répondre convenablement aux besoins exprimés. Une grande partie de ces véhicules tombe parfois en panne, faute d’entretien et l’utilisation des camions aménagés ainsi que l’acquisition de nouveaux bus, n’arrivent pas à régler le problème de ces milliers d’élèves.

Une longue marche pour les collégiens des Frères-Hamed et Megekane

Les collégiens des villages d’Ath Oualhadj et d’Ath Irane, scolarisés au CEM Frères-Ahmed et Megekane, distant respectivement de 8 à 10 kilomètres continuent à faire la navette matin et soir, à pied ; une longue marche quotidienne plutôt pénible, surtout en cette période de froid très rude qui sévit dans cette région, située au flanc nord de la montagne du Djurdjura.

Les élèves les plus touchés sont généralement issus de familles pauvres, ne pouvant prendre le transport privé, arrivant souvent mouillés, tremblants de froid et en retard, ce qui engendre un impact négatif sur leur rendement scolaire.

Du côté de la mairie, le P/APC, M. Mouloudj, nous fait savoir que la commune ne dispose pas assez de moyens pour répondre à toutes les demandes. « Nous n’avons pas de moyens, notre localité ne dispose que de deux camions aménagés et un bus qui assurent le transport pour les lycéens qui suivent leurs études à Tizi n’Tleta. Nous avons signé une convention avec des fourgons privés, il faut également signaler que les moyens de la localité sont limités », et d’ajouter : « C’est malheureux de voir nos enfants faire quotidiennement la navette matin et soir à pied sur plus de 8 kilomètres ». Notre interlocuteur nous fera savoir également, que la solution à cet épineux problème, consiste à doter la localité rurale déshéritée en bus. « On attend toujours un geste de la part des responsables concernés (ministère de la Solidarité), dans l’espoir qu’il dotera Aït Bouaddou d’au moins un bus pour les collégiens. Pour cela, tout le monde : autorités locales, administration et les parents d’élèves sont appelés à conjuguer leurs efforts dans l’intérêt de ces enfants qui ont le droit à la scolarité et dans de bonnes conditions.

Mouloud Zerbout