La Fédération nationale des taxieurs déplore “la sourde oreille du ministère” des Transports

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“Je félicite l’ensemble des taxieurs qui ont répondu favorablement à notre appel, tout en poursuivant leur mouvement durant deux jours. Nous sommes très contents de notre mouvement, étant donné que le résultat escompté a été atteint, et le taux de suivi a dépassé les 95% pour le transport inter-wilayas, et 80% pour le transport urbain’’, confirme-t-il. Et d’ajouter : “Notre principal objectif est de faire passer une lettre aux premiers responsables de ce secteur, un message qui a été bien transmis, mais je déplore la passivité de ces derniers. Personne n’a daigné prendre attache avec les grévistes”, peste-t-il. Par ailleurs, plusieurs stations de la capitale ont été paralysées pendant ces deux jours de la grève, a-t-on constaté.

Rappelons que cette grève de la coordination des chauffeurs de taxi et transporteurs a été largement suivie par, la fédération nationale des chauffeurs de taxi, le bureau de coordination qui regroupe l’Union nationale des chauffeurs de taxi et le Syndicat national des chauffeurs de taxi et transporteurs. Interrogé sur la cause qui est derrière cette limitation de grève à deux jours seulement par le bureau de coordination, notre interlocuteur estime que“c’est afin de répondre au souci d’assurer au citoyen le droit au transport sachant qu’il s’agit là d’un moyen de locomotion efficace et utile”. Il est également question, a-t-il poursuivi, de préserver l’intérêt du chauffeur de taxi qui ne doit pas rester plusieurs jours sans travailler. En effet, il reste que l’effacement des dettes des chauffeurs de taxi, la révision du barème de calcul des impôts et la tenue d’une session de la commission nationale technique des chauffeurs de taxi conformément à la décision prise en août 1993, figurent parmi les principales revendications des grévistes. “Les impôts rongent ce secteur, nous demandons pour cela, une révision immédiate de ce système, en sus de l’attribution des nouvelles lignes qui n’arrangent pas du tout les chauffeurs de taxi. Je ne suis pas contre la création d’emploi dans ce secteur, mais je dénonce seulement l’attribution illégale de nouvelles lignes au niveau de certaines stations qui sont déjà saturées’’, explique-t-il. Ils appellent également au gel de la directive ministérielle 278 du 04/06/2009 jusqu’à la tenue de la session de la commission nationale technique des chauffeurs de taxi, qui est prévue selon Hocine Aït Ibrahim pour la semaine prochaine, pour examiner les besoins de chaque wilaya en matière de licences de taxi, et ce, afin d’éviter le chômage technique aux chauffeurs de taxi actuels. Les chauffeurs de taxi ont demandé aussi la mise en place de licences d’exploitation et du statut particulier des chauffeurs de taxi en vue d’assurer leurs droits et leurs devoirs, révèle notre interlocuteur. “Si aucune décision n’est prise par les premiers responsables du secteur, à leur tête Amar Tou, nous procéderons à un mouvement très large”, a-t-il conclu avec véhémence.

Y. Maouchi

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