L’Algérie compte quarante-sept sites classés sur la liste des zones humides d’importance internationale en 2010 contre 42 en 2009, alors que 13 autres sont en cours de classement, a fait savoir hier, la Direction générale des forêts (DGF), à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, qui sera célébrée demain. Ces sites classés couvrent une superficie de 3,02 millions d’hectares du territoire national, pouvant s’étendre à 3,5 millions d’hectares en y incluant les 13 autres zones en cours de classement. L’actualisation du recensement des zones humides en Algérie en 2006 a permis selon la DGF de dénombrer 1 451 zones humides dont 762 naturelles et 689 artificielles. Le thème retenu pour cette année au niveau mondial porte sur “les zones humides, la biodiversité et les changements climatiques”. Selon les précisions de cet organisme, “les zones humides en tant qu’espaces fragiles constituent l’une des composantes essentielles du milieu rural, sont vulnérables aux changements climatiques induits par l’homme, mais si elles sont bien gérées, elles peuvent jouer un rôle important dans l’atténuation de ces changements grâce à leur rôle vital, celui de garantir la sécurité de l’eau et de l’alimentation”, souligne-t-on. A l’égard à sa position géographique et la diversité de son climat, l’Algérie présente “une grande diversité d’écosystèmes de zones humides qui font partie des ressources les plus précieuses sur le plan de la diversité biologique et de la productivité naturelle”, ajoute la DGF.
Ainsi, pour la protection de ces espaces naturels et artificiels, la direction générale des forêts a mentionné que plusieurs actions ont été envisagées pour la protection de ces espèces. Ces actions concernent également la mise en place d’un comité national, en vue de l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion durable des zones humides. La mise en œuvre d’un programme d’éducation pour la sensibilisation du grand public, sur les valeurs et les fonctions de ces espaces, aussi la DGF prévoit la restauration et la réhabilitation de certains lacs, comme le lac de Réghaïa à Alger.
D’autres projets de proximité, de développement rural intégré (PPDRI), en faveur des localités situées aux abords des zones humides classées seront validés, précise l’organisme. Cet établissement souligne également que la politique du Renouveau rural, adoptée par le gouvernement en 2008, “met en avant des objectifs construits sur la base d’une meilleure appréciation de l’espace d’intervention et de l’utilisation rationnelle des ressources naturelles”. L’objectif de cette politique, ajoute la DGF, est d’améliorer la sécurité alimentaire des populations rurales au centre de toutes les préoccupations de l’heure. Il s’agit des programmes de protection de bassins versants, de lutte contre la désertification, de réhabilitation et d’extension du patrimoine forestier, de mise en valeur des terres et de conservation des écosystèmes naturels. Celui-ci inclut la protection et la valorisation des zones humides. Il convient de rappeler que cette convention a été signée le 2 février 1971. Une convention appelée “Ramsar” est entrée en vigueur en 1975 et compte actuellement 159 parties contractantes qui ont inscrit 1 882 zones humides sur la liste de Ramsar des zones humides d’importance internationale.
A. Slimani
