Dans une requête adressée au premier responsable de la wilaya, les citoyens de Ouled Laâlem, une localité distante d’une quinzaine de kilomètres du chef-lieu de la commune de Taguedit, où vivent quelque six cents habitants, ont brossé un tableau des plus noirci portant sur les carences constatées au niveau des conditions socio-économiques minimales dans lesquelles ils vivent quotidiennement. Les plus importantes d’entre elles sont celles inhérentes au non-raccordement en matière d’énergie dont l’électricité rurale. “Nous vivons à l’ère du 21e siècle et il existe encore de nombreuses “dechras” non encore raccordées à l’électricité, d’où leurs recours à des solutions palliatives dont les plus usées sont les bougies ou les petits groupes électrogènes. Il en est de même pour le gaz de ville qui fait défaut et au regard de la localité qui reste encore caractérisée par son froid rigoureux, les citoyens s’orientent vers l’usage des bouteilles de butane, sinon c’est la coupe du bois en attendant des jours meilleurs.
Le malheur, continuent-ils, c’est que les réseaux d’alimentation en énergie ne sont qu’à quelques mètres de leurs localités ou de leurs logements”. De l’autre côté, il cite aussi la contrainte de la rareté de l’eau potable. Ils demandent à ce qu’ils soient alimentés en eau, eux aussi, à partir du barrage de Tilesdit, situé au niveau de la commune de Bechloul comme ce fut le cas de la localité voisine, celle de Zabarra. Quant au volet de la santé publique, les citoyens n’ont pas manqué de signaler qu’au niveau de leur localité, il existe une salle de soins mais sans le minimum du personnel médical adéquat, en particulier les infirmiers. Pour ce manque, les citoyens le compensent en s’orientant, sinon en se déplaçant au niveau de l’hôpital du chef-lieu de la commune pour toutes leurs consultations. Une contrainte supplémentaire au regard de son éloignement. Ils sont obligés de se déplacer au bas mot sur une quinzaine de kilomètres par le truchement des moyens de transport des particuliers aux “prix onéreux” que la majorité des “bourses” ne pouvant à faire face. Quant au secteur des postes et télécommunications, le secteur n’est pas à l’abri des carences puisque le seul bureau de poste qui existe est quotidiennement vide pour manque de personnel, ont-ils mentionné.
Les infrastructures routières ne sont pas laissées pour compte car le réseau routier actuel, selon leur requête “n’est pas encore goudronné, en particulier les chemins qui mènent vers leurs habitations. Par voie de conséquence, les amas de boue charriées par les eaux pluviales restent des scènes quotidiennes, en particulier pendant les périodes hivernales.”
Enfin, le secteur de la jeunesse et des sports n’est pas aussi reluisant que les autres secteurs puisque les jeunes de la localité souffrent non seulement du phénomène du chômage et l’absence des postes d’emploi mais aussi du manque d’infrastructures sportives et culturelles.
Et enfin, les agriculteurs de la région demandent eux aussi à être pris en charge en matière de projets de développement et de bénéficier des programmes étatiques existant, à l’image des PPDRI et autres programmes d’aides du secteur.
Farid K.
